« La tête dans les nuages », un diptyque autour de la jeunesse de Nanterre
Grâce au projet « La tête dans les nuages », [...]
Jean-Louis Martinelli et Mounir Margoum adaptent l’hommage de Xavier Le Clerc aux prolétaires déracinés et invisibles, venus faire tourner la sidérurgie française pendant les Trente Glorieuses.
Colonisation, misère, immigration, exploitation, relégation, racisme, anonymat : Xavier Le Clerc raconte l’itinéraire de son père, entre Kabylie et Normandie, qui « s’est déraciné pour que ses enfants s’enracinent ». Comment se construire quand on est le fils d’un homme sans titre, sinon de résidence et de transport ? Qui est cet homme, emblème de tous les immigrés venus reconstruire la France d’après-guerre, attaché à sa carte d’ouvrier comme à des papiers d’identité, assigné à n’être jamais que chair à canon ou chair à haut fourneau ? Seul en scène, le comédien Mounir Margoum « restitue avec justesse ce récit terrible et sensible » de la vie de Mohand-Saïd Aï-Taleb, père enfin nommé, et prête sa voix à son fils « qui parle à la première personne de cet héritage et de son trajet d’émancipation ».
Catherine Robert
Lundi, mardi, jeudi, vendredi à 19h, samedi à 17h, dimanche à 15h.
Tél. : 01 42 74 22 77.
Durée : 1h20.
Grâce au projet « La tête dans les nuages », [...]
Depuis longtemps intime de l’écriture d’Arne [...]