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La musique Baroque en France

Entretien Patrick Lhotellier / Le Festival de Pontoise : lieu de dialogue entre la musique baroque et les autres arts

Entretien Patrick Lhotellier /
 
Le Festival de Pontoise : lieu de dialogue entre la musique baroque et les autres arts - Critique sortie
Photo de Patrick Lhotellier. DR

Publié le 10 juillet 2008

Entretien Patrick Lhotellier /

Le Festival de Pontoise : lieu de dialogue entre la musique baroque et les autres arts

Le directeur du Festival de Pontoise commente l’action de sa manifestation, qui fête cette année ses vingt-deux ans d’existence.

Parmi l’abondance des manifestations dédiées au baroque, quelle est la particularité du Festival de Pontoise ‘
 
Patrick Lhotellier : Je souhaite que ce festival soit un lieu de dialogue entre la musique baroque et les autres arts. « Coudre ensemble la musique, le théâtre et le ballet », comme le disaient Lully et Molière. Mon idée est de montrer aux gens que ce répertoire n’est pas austère, mais au contraire jubilatoire. Par ailleurs, je tiens à inviter des artistes à leurs débuts. Savall ou Dumestre sont venus à Pontoise avant qu’ils n’aient leur notoriété actuelle.
 
Le fait d’être implanté en banlieue Nord vous mène-t-il à développer des actions précises, d’ordre social ‘
 
P. L. : Un festival trouve sa légitimité dans son rapport au social et à l’économie. On oublie souvent que la communauté d’agglomération Cergy-Pontoise a le même nombre d’habitants que Nantes. Nous menons des actions pédagogiques, à l’attention des scolaires, mais aussi des populations âgées. Tout au long de l’année, nous développons ainsi des liens avec l’Université inter-âges. La confrontation des générations est très importante. Par ailleurs, depuis quatre ans, nous organisons des stages autour de la scénographie baroque destinés à de jeunes professionnels, qui, eux, viennent des quatre coins du monde.
 
Comment un festival comme le vôtre trouve-t-il ses sources de financement ‘

« Un festival trouve sa légitimité dans son rapport au social et à l’économie »
 
P. L. : C’est dur de continuer à exister. Chaque année, l’aventure est à refaire. Il y a la manne publique, bien sûr, mais nous avons perdu le mécénat privé. Les entreprises vont aujourd’hui davantage vers l’humanitaire que vers les arts. Et quand on leur parle de musique ancienne, c’est encore plus difficile. Les entrepreneurs associent le baroque à une image élitiste et à un public de spécialistes.

Propos recueillis par A. Pecqueur

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