La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

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L’OGRELET

OLIVIER PY S’EMPARE DE SHAKESPEARE EN FAISANT, COMME A SON HABITUDE, ŒUVRE TOTALE : LA TRADUCTION, L’ADAPTATION ET LA MISE EN SCENE OFFRENT A LA PIECE LE SOUFFLE ENIVRE ET FIEVREUX D’UN AMOUR FULGURANT.

Publié le 10 novembre 2011

L’ACCADEMIA PERDUTA / ROMAGNA TEATRI, COMPAGNIE ITALIENNE DIRIGEE PAR RUGGERO SINTONI ET CLAUDIO CASADIO, PRESENTE L’OGRELET, DE SUZANNE LEBEAU, DANS UNE MISE EN SCENE DE MARCELLO CHIARENZA.

Le petit Simon vit seul avec sa mère, au cœur de la forêt, loin du village voisin. Il ne sait pas qu’il est le fils d’un ogre et ignore tout des crimes de sa monstrueuse parentèle. Les fruits et les légumes dont sa mère le nourrit le mettent à l’abri de son appétit atavique pour la chair fraîche, et il se croit un petit garçon de six ans comme tous les autres. Mais Simon doit aller à l’école, et le jour de la rentrée des classes, il découvre sa différence : plus grand et plus fort que ses camarades, Simon est un petit d’ogre, un ogrelet…

Polyphonique scénique pour une quête tendre et forte
 
Pour fuir son hérédité et prouver aux autres que la tendresse qu’il a reçue en héritage de sa mère le constitue davantage que les gènes de son père, il choisit d’affronter trois épreuves difficiles dont dépendent son évolution, sa transformation et sa délivrance. « J’écris pour les enfants depuis trente-cinq ans et je sais qu’il y a quelques règles à respecter pour cela. D’abord permettre la possibilité d’identification, ensuite ne pas perdre l’enfant dans les repères spatio-temporels, enfin, et c’est la règle la plus importante, il faut qu’il y ait une lumière au bout du tunnel », disait Suzanne Lebeau dans un entretien accordé à La Terrasse en 2009. Cette pièce, qui raconte la différence et les difficultés qu’elle impose à ceux qu’elle afflige, réussit un magnifique équilibre entre l’optimisme et la gravité. La mise en scène adopte de multiples langages pour accompagner l’ogrelet dans sa quête de lui-même. Le récit et les dialogues sont soutenus par des inventions visuelles, des objets scéniques nés de la fantaisie du metteur en scène (qui est aussi un sculpteur de renommée internationale), de la musique et des chansons : « tous les éléments s’harmonisent dans une partition à écouter avec les yeux en plus des oreilles », dit Marcello Chiarenza.

Catherine Robert


L’Ogrelet, de Suzanne Lebeau ; mise en scène de Marcello Chiarenza. Du 7 au 9 décembre 2011.

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