La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -262-SPEDIDAM

L’envol d’un pianiste

L’envol d’un pianiste - Critique sortie Classique / Opéra
© Laurent Bugnet

PIANO / GENERATION SPEDIDAM
Gaspard Dehaene

Publié le 24 janvier 2018 - N° 262

Formé au CNSM de Paris, mais aussi au Mozarteum de Salzbourg et auprès de Rena Shereshevskaya à l’École Normale de Musique, lauréat de plusieurs concours internationaux, familier des plus grands festivals (dont La Roque d’Anthéron), Gaspard Dehaene, tout juste trentenaire, est l’un des grands espoirs du piano en France. Rencontre.

Vous venez de jouer pour la première fois à la Philharmonie de Paris…

Gaspard Dehaene : Dans l’année qui a précédé ce concert avec l’Orchestre Pasdeloup, il n’y a pas eu un seul jour sans qu’une pensée à ce propos me traverse l’esprit ! Parfois l’enthousiasme, d’autres fois la peur, ou encore la fierté mais aussi le découragement… Petit à petit, ces pensées se sont confondues en une seule : la chance de pouvoir vivre un rêve, quelque chose de très grand. À cette chance s’est imposé également le devoir de me faire confiance. J’ai beaucoup appris dans cette préparation.

Votre dernier disque en date a été dédié à la forme « Fantaisie ». Quel pourrait être votre prochain enregistrement ?

G. D. : Un programme qui pourrait s’articuler entre Schubert et Liszt. Il y a à mon avis une notion qui les unit très fortement :  le voyage. Voyage au gré de la vie et ses tourments chez Schubert, et voyages autour du monde chez Liszt… Mais pour les deux, persiste le sentiment d’une quête : une grande interrogation sur la condition humaine.

On ressent une prédilection forte pour le répertoire romantique dans votre parcours et vos choix.

G. D. : Bartók est le premier à m’avoir enthousiasmé, Scott Joplin m’a mis en transe, et puis Chopin m’a séduit et la musique ne m’a plus jamais quitté ! Je suis fasciné par cette idée que le travail de chaque compositeur, de chaque univers, peut faire évoluer l’interprète dans sa globalité et son rapport à la musique… J’ai donc toujours essayé d’être curieux et de ne pas me limiter à un seul répertoire, convaincu que le fait de travailler une pièce de Boulez peut ensuite nourrir la réflexion autour de Chopin, aussi surprenant soit-il… Cependant il est vrai que l’engouement pour le piano qu’ont eu les compositeurs romantiques a donné naissance à tellement de chefs-d’œuvre que j’ai beaucoup de joie actuellement avec cet univers du 19eme siècle.

 

Propos recueillis par Jean Lukas

A propos de l'événement

Gaspard Dehaene


Parmi ses prochains concerts :


Le 8 février à Fontaine-lès-Dijon (à 2 pianos avec Natacha Melkonian), le 17 février à Verneuil et le 17 mai à Pamiers (à 4 mains avec la pianiste Anne Queffélec), les 7 mars à Marrakech, 18 mars à Clermont l’Hérault, le 27 avril à Damville (en récital solo), le 14 juin en Allemagne (avec l’altiste Adrien Boisseau), etc…


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