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Focus -262-SPEDIDAM

Le violon en liberté

Le violon en liberté - Critique sortie Classique / Opéra

VIOLON / GENERATION SPEDIDAM
Marianne Piketty

Publié le 24 janvier 2018 - N° 262

De Bach à Piazzolla, la violoniste, également professeur au CNSM de Lyon, fait montre d’un éclectisme stylistique réjouissant. Portrait.

Impossible d’oublier notre première rencontre avec Marianne Piketty. Dans un village perdu de la Haute-Marne, la violoniste dirigeait alors le festival « Les musicales de l’Abbaye d’Auberive ». Un lieu magique – une ancienne abbaye cistercienne transformée en centre d’art contemporain, écrin d’une programmation mêlant répertoire classique, création contemporaine et cross-over. L’auteur de ces lignes faisait alors ses premières armes de journaliste au sein des « Dernières nouvelles d’Alsace ». Après cette première rencontre, nous avons ensuite retrouvé Marianne Piketty dans le cadre d’un projet d’enregistrement tout aussi atypique, associant son violon à l’accordéon de Pascal Contet. Un duo allant de l’inspiration tango à des pièces bien plus expérimentales. Ce qu’elle cherche ? « L’authenticité du langage ». On vous avait prévenu : Marianne Piketty est tout sauf le prototype de la concertiste traditionnelle jouant les cinq mêmes concertos du répertoire durant toute sa carrière.

Hors norme

Elle ne cesse d’inventer de nouvelles formes, flirte avec le théâtre (avec la comédienne Irène Jacob), la danse (avec le chorégraphe Jean-Marc Hoolbecq) et crée même  son propre orchestre, Le Concert Idéal. Cette ancienne championne de ski en région Rhône-Alpes n’a décidément pas peur du hors piste ! Et pourtant, son parcours avait commencé de manière « académique » : débuts d’enfant prodige, Conservatoire de Paris, Juilliard School de New York et cours avec Yehudi Menuhin et Itzhak Perlman. Mais de ces maîtres, Marianne Piketty a avant tout gardé la soif de liberté. Et aujourd’hui, c’est elle qui transmet son expérience à ses élèves du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon. Après son poste à Auberive, Marianne Piketty poursuit aussi son aventure de directrice de festival, depuis Musique aux 4 horizons à Ronchamp, sous l’œil du Corbusier, aux Rencontres internationales de Mirecourt, berceau de la lutherie. Notons d’ailleurs que Marianne Piketty joue un très bel instrument vénitien de Carlo Tononi de 1685.

 

Antoine Pecqueur

A propos de l'événement

Marianne Piketty


Vivaldi-Piazzolla, Saisons : d’un rivage à l’autre : le 9 février à Maisons-Laffitte, le 13 à Coignières, le 3 avril à Lillebonne, le 25 mai au Plessis-Trévise, puis du 5 au 25 juillet au Festival Avignon.


Les 15 et 16 février, du 9 au 11 avril, et du 17 au 23 juin  en résidence de création avec Le Concert Idéal à l’Abbaye de Noirlac ; Lundi 26 mars à 20h au Grand Salon de l’Hôtel National des Invalides à Paris, Avec Denis Pascal (piano) et Marie-Paule Milone (violoncelle) dans le Trio n°2 en ut majeur op.87, pour piano, violon et violoncelle de Brahms.


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