La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

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Jean-Marc Singier

Jean-Marc Singier - Critique sortie Classique / Opéra
Crédit : Ph Stirnweiss

Publié le 10 mars 2010

Un fidèle de TM+

Le compositeur Jean-Marc Singier accompagne la trajectoire de TM+ depuis la création de l’Ensemble. Cette saison, il livre en création un concertino pour trompette.

«  Laurent et moi partagions cette même envie de faire cohabiter des langages nouveaux et des auteurs du passé en trouvant des filiations. »
 
Comment avez-vous rencontré Laurent Cuniot et TM+ ?
 
Jean-Marc Singier : C’était en 1989 : Laurent Cuniot, qui n’avait pas encore fondé TM+, programmait des émissions-concerts à Radio France. Dans ce cadre avait été créée une pièce que j’avais composée en utilisant le même effectif que celui du Quatuor pour la fin du temps de Messiaen. Le programme réunissait ma création et des œuvres plus anciennes, notamment de Stravinsky et de Bartok. Laurent et moi partagions cette même envie de faire cohabiter des langages nouveaux et des auteurs du passé en trouvant des filiations. On ne vient pas de nulle part ! Cette idée forte a d’ailleurs été à l’origine de TM+. Une fois l’Ensemble créé, Laurent m’a régulièrement programmé, et ma première commande pour TM+ date de 2001 : une œuvre pour percussions et piano dédiée au percussionniste de l’Ensemble, Florent Jodelet.
 
Qu’est-ce qui vous séduit dans cet ensemble ?
 
J.-M.S. : C’est l’un des rares ensembles qui ait des programmations aussi cohérentes et pensées. Laurent fait toujours preuve d’une curiosité et d’une vraie ouverture d’esprit. Pour les dix ans de l’Ensemble, il a arrangé trois pièces contemporaines, écrites par Bruno Mantovani, Régis Campo et moi-même. Cela montre bien le lien qu’il y a entre nous. J’ai par ailleurs un disque en cours avec des œuvres enregistrées par TM+.
 
Parlez-nous de votre partition qui sera créée par TM+ en mai prochain…
 
J.-M.S. : Dans la pièce que j’avais écrite pour TM+ en 2001, Laurent Cuniot n’était pas actif. Je voulais donc composer une œuvre qu’il dirigerait, car il l’a souvent fait – et d’ailleurs très bien – pour mes œuvres. Il s’agira d’un concertino pour trompette et petit ensemble (flûte, clarinette, piano, vibraphone, violon, violoncelle), où on retrouvera l’esprit du concerto grosso. J’avais envie d’utiliser la trompette, bien connue pour sa puissance, dans un registre médian, plus chambriste.
 
Propos recueillis par Antoine Pecqueur


Jeudi 20 mai à 20h30 à la Maison de la musique de Nanterre.

A propos de l'événement


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