La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -186-biennale

Daniel Favier

Daniel Favier - Critique sortie Danse
© JP Le Nai

Publié le 10 mars 2011

Pour une dimension européenne de la Biennale

Directeur de la Biennale de danse du Val-de-Marne depuis octobre 2009, Daniel Favier explicite son projet.

 « La Biennale s’ouvre davantage aux esthétiques nouvelles. »
 
Comment caractérisez-vous cette 16e Biennale?
 
Daniel Favier : La Biennale poursuit son ancrage territorial dans tout le département, destiné à partager avec le plus grand nombre une cinquantaine de créations d’aujourd’hui. Une vingtaine de théâtres partenaires participent à l’aventure, et quelques-uns nous ont rejoints sur des idées d’ouverture, notamment à l’univers circassien. J’ai proposé en janvier 2010 une programmation articulée autour de projets de coopération européenne, et axée sur la visibilité d’artistes reconnus dans leur pays mais relativement peu repérés en France, comme la Norvégienne Ina Christel Johannessen ou le Danois Palle Granhoj. Les deux chorégraphes associés, Hervé Diasnas et Georges Momboye, sont des artistes fidèles de la Biennale, qui ont atteint une maturité confirmée. Nous sommes aussi heureux de travailler avec le Mac/Val, musée d’art contemporain du Val-de-Marne, où Jean Gaudin présente fluXS.2, pièce née de sa rencontre avec le plasticien Eric Duyckaerts, dont l’exposition monographique “Idéo“ est visible jusqu’en juin.
 
La Biennale invite donc à découvrir des artistes issus du Nord de l’Europe…
 
D. F. : En effet.Outre des artistes de Norvège et du Danemark, nous accueillons la compagnie T.r.a.s.h. des Pays-Bas, et Wayne Mac Gregor. Bien sûr la danse belge davantage connue dans l’hexagone est très présente grâce à plusieurs compagnies. Michèle Noiret et Peeping Tom montrent leurs dernières créations. Et tout au long de la Biennale, nous mettons en lumière la compagnie Mossoux-Bonté, qui fête ses 25 ans, à travers deux créations et deux diffusions au croisement de diverses disciplines, à l’écriture intriguante, fine et ciselée. Pour chaque spectacle, l’un élabore la mise en scène, l’autre apporte un regard extérieur, dans une belle complémentarité. La Biennale s’ouvre ainsi davantage aux esthétiques nouvelles, aux partages entre danse, arts plastiques, théâtre, geste, installation.
 
 
La première pierre de La Briqueterie, destinée à accueillir le Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne, a été posée. Que va changer ce nouveau lieu pour la Biennale ? 
 
 
D. F. Cela ne va pas changer le lien avec les théâtres, mais constituera un formidable atout pour les compagnies. Ce sera un lieu de répétition pour les créations co-produites par la Biennale, puis soutenues en diffusion. Les artistes pourront mettre en place des essais semi-publics pour rôder les spectacles. La Briqueterie sera remplie de projets qui seront travaillés sur place, avec un théâtre pour mettre en lumière et en son les pièces. Au moment où les studios de danse se raréfient à Paris, La Briqueterie répond à un besoin fort. Nous pourrons accueillir les chorégraphes étrangers, et espérons aussi envoyer des artistes français dans ces pays, pour développer un réseau d’échanges et de diffusions enrichissant et novateur.
Propos recueillis par Agnès Santi

A propos de l'événement


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