La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -146-Allan

« Best of »

« Best of » - Critique sortie Jazz / Musiques

Publié le 10 mars 2007 - N° 146

Théâtre, danse, cirque, conte, musique classique, chanson, expositions,
humour : avec près de soixante-dix rendez-vous, la programmation de L’Allan se
décline sur tous les tons. Quelques rendez-vous de printemps’

Dans la série des Conférences musicales au Café mélomane, Raphaël Imbert
(leader de la Cie Nine Spirit) éclaire les liens du jazz avec le sacré
, du
gospel des origines jusqu’au mysticisme de Coltrane ou Sun Râ en passant par les
Messes d’Ellington (le 20 mars). / Dans l’atmosphère charmante de sa salle du
Palot, L’Allan s’est inventé un véritable club de jazz. Le pianiste
Jean-Marie Machado
y célèbre son « jazz time », retour aux standards et à la
formule éternelle du trio (avec Jacques Mahieux à la batterie et Jean-Philippe
Viret à la contrebasse), après de nombreuses aventures lyriques où le
compositeur avait pris le dessus sur le pianiste (le 29 mars). / Sylvain
Maurice
compose une partition théâtrale à plusieurs voix autour du conte
Le Marchand de sable
de l’écrivain et compositeur allemand Hoffmann
(1776-1822) publié en 1816. Freud avait vu dans ce récit fantastique une
allégorie des abîmes de la condition humaine. Ce spectacle nous fait plonger
dans le terrifiant monde de l’enfance en imposant « une autre manière de
jouer du fantastique »
(le 12 avril). / Victoria Thierrée Chaplin,
fille du grand Charlie Chaplin et héritière d’un amour fou pour le cirque et le
music hall, a conçu et mis en scène ce spectacle pour sa fille Aurélia
Thierrée
. L’Oratorio d’Aurélia nous fait pénétrer dans un
monde magique de rêverie et d’improbables rencontres avec des personnages
incongrus. Un véritable puzzle visuel. Avec la danseuse Jaime Martinez (les 3 et
4 mai). / Didier Levallet, patron de L’Allan, propose à son tour une
conférence sur le thème des Chanteuses de jazz
. Il évoque non
seulement les stars Ella Fitzgerald, Billie Holiday ou Sarah Vaughan, mais aussi
une foule de visages fabuleux et parfois oubliés du jazz vocal féminin (le 9
mai). / Retour au jazz-club avec Louis Sclavis et ses « Napoli’s walls »,
formule-phare du clarinettiste. Une évocation des murs de Naples peints par
Ernest Pignon Ernest. « Chercher la musique sur les murs d’une ville en
passant. Les murs renferment, cachent, transpirent… ».
Avec Médéric
Collignon, Vincent Courtois et Hasse Poulsen (le 15 mai). / Rencontre avec un
orchestre inclassable de contrebasses, qui depuis plus de vingt ans réunit six
virtuoses de l’instrument, à la fois compositeurs, solistes et showmen. L’Orchestre
de Contrebasses
fait émerger un genre hybride, un théâtre sensuel, drôle,
onirique où les contrebasses forment un véritable ballet et deviennent
l’expression corporelle des notes (le 22 mai). / François Rollin, dans
son personnage célèbre du « Professeur qui a encore quelque chose à dire » pour
une conférence délicieusement absurde sur l’épineux thème du pas diagonal, « à
situer entre le pas en avant, qui est une progression, et le pas de côté, qui
est une esquive 
» (le 24 mai).

JLC

A propos de l'événement


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