« L’Oiseau bleu », une odyssée poétique signée Marjorie Nakache
Conduite par Marjorie Nakache, l’équipe du [...]
Affliction amoureuse, rage existentielle, débordements maniaco-dépressifs, pacte avec les ténèbres… Entre allégories poétiques et protocoles païens, Vudú (3318) Blixen signe le retour de l’artiste espagnole Angélica Liddell au Théâtre de l’Odéon.
Créé à Gérone, en Espagne, en novembre 2023, le premier volet de la Trilogie des funérailles d’Angélica Liddell (auquel succède Dämon – El funeral de Bergman) est aujourd’hui présenté à Paris. Spectacle en langue espagnole surtitré en français, recommandé aux spectateurs et spectatrices âgés d’au moins 16 ans (le Théâtre de l’Odéon avertit ses publics que certaines scènes pourraient heurter leur sensibilité), Vudú (3318) Blixen met en miroir la détresse qui envahit la performeuse espagnole suite à une rupture amoureuse et l’existence tourmentée de l’écrivaine danoise Karen Blixen (connue pour son roman autobiographique paru en 1937, La Ferme africaine, œuvre transposée au cinéma par Sydney Pollack en 1985 sous le titre Out of Africa).
Le pouvoir magique des désirs et des rites
« Vudú (3318) Blixen, déclare Angélica Liddell dans la feuille de salle du Théâtre Vidy-Lausanne, où le spectacle a été présenté en novembre dernier, c’est l’histoire d’un pacte avec le diable. Une histoire volée à la réalité pour la conduire vers le mythe et la purifier. (…) Je me confie à Isak Dinesen (ndlr, nom de plume de Karen Blixen), Maya Deren, Hermann Nitsch et Bach, et je mets à l’épreuve le pouvoir magique des désirs et des rites pour exposer l’itinéraire fatal vers mes propres funérailles. (…) Au lieu de démembrer des enfants, j’écris. Je me venge par des rites, des sacrifices esthétiques sur les autels de l’incompréhensible. L’écriture peut être immorale, car elle a la même influence que les rêves. Rien de ce que je dirai ne me récompensera, sauf le rituel. Quand le Mal est traduit en esthétique, le mal réel disparaît tout en nous accomplissant. » Voilà la promesse d’un théâtre hors norme : pour « transfigurer la souffrance et sublimer la haine ».
Manuel Piolat Soleymat
Du jeudi au samedi à 18h, le dimanche à 15h. Durée : 5h30 (avec quatre entractes). Tél. : 01 44 85 40 40. www.theatre-odeon.eu
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