Stéphanie St-Clair, reine de Harlem d’après Raphaël Confiant, mis en scène par Nicole Dogué
Nicole Dogué porte à la scène le roman de [...]
Un titre en forme de manifeste qui interroge les mécanismes de privation de liberté et le désir de s’affranchir de ces entraves.
Mitkhal Alzghair est un chorégraphe syrien, qui vit en France depuis neuf ans et dont le statut de réfugié s’est transformé en celui d’artiste pendant que la guerre devenait de plus en plus violente dans son pays d’origine. Ses racines chorégraphiques sont tout aussi paradoxales. Il a appris tout enfant le Dabke, cette danse qui embrasse presque tout le Moyen-Orient et présente des similitudes avec les danses grecques, avant d’étudier plus sérieusement la danse classique sous la férule de maîtres russes on ne peut plus conservateurs. Par chance, il rencontre Omar Rajeh et Mathilde Monnier à Beyrouth et le voilà parti pour ex.e.r.ce, la formation du CCN de Montpellier.
Sans retour
We are not going back questionne la réalité politique et sociale qui nous entoure, qui nous affecte et qui menace notre existence humaine. Entre résistance et utopie, entre lutte et abandon, entre espoir et désespoir. Avec son titre en forme de manifeste, le chorégraphe s’intéresse aux passages de frontières, dont le fonctionnement est quasiment identique quels que soient les pays concernés : il s’agit d’être arrêté avant de pouvoir gagner un espace de liberté au propre comme au figuré. Mais là, pas de retour en arrière possible, il faut traverser. Dans un travail très précis sur l’espace et le rythme et dans un déplacement continu, la chorégraphie évoque les situations de contrôle ou de soumission avant de se déployer pleinement. Faite d’élans brisés, d’impatiences dans les jambes et de corps empêchés, la danse s’élance vers cette promesse d’ailleurs, réelle ou imaginaire.
Agnès Izrine
à 10h00. Durée 30 minutes.
Tél. : 04 90 87 46 81 ou 07 67 78 84 78
Nicole Dogué porte à la scène le roman de [...]