Stéphane Braunschweig présente « À notre place » d’Arne Lygre, un thriller psychologique qui interroge les affres de l’amitié
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Poursuivant sa quête théâtrale qui éclaire les destins blessés, Vanessa Larré retrace le parcours d’une femme rencontrée en prison, faisant écho à ses propres failles et douleurs.
Sa manière empirique de relier l’intime et le politique nourrit le sens de sa démarche artistique. Souvent les pièces de Vanessa Larré font suite à des chantiers documentaires, à des rencontres, en lien avec des préoccupations qu’elle a chevillées au corps, tels la cause des femmes et l’asservissement de classe. Après La Passe et King Kong Théorie, elle crée aux Célestins Sublime(s), un spectacle né d’un dialogue tissé avec Jeanne, une détenue rencontrée lors d’un atelier théâtre dans une maison d’arrêt pour femmes, qui a été condamnée pour l’homicide involontaire de son enfant. Lorsque Vanessa Larré commence à écrire autour de ce drame absolu, un événement marquant de sa vie refait surface. Lorsqu’elle était adolescente, son père a disparu sans laisser de traces, et il est mort quelques années plus tard sans qu’elle puisse élucider les raisons de cette fuite.
Histoires de violence masculine
« C’est à ces résonances que j’ai voulu faire place dans l’écriture, ou comment partant du réel on tente par glissement de faire cohabiter plusieurs réalités pour fabriquer une fiction. » confie-t-elle. L’écriture de plateau mêle témoignages, images d’archives et nouveaux récits, avec des personnages qui se démultiplient et préservent une part de mystère. « Le récit théâtral se déplie dans cette enquête intime avec comme toile de fond les fragments de l’enquête réelle. » précise la metteuse en scène, qui joue son propre rôle et se fait narratrice, enquêtrice ou juge. À ses côtés, Julie Denisse dans le rôle de Jeanne, et Florence Janas dans celui de l’actrice, qui interprète de multiples personnages ainsi que celui de participante à l’écriture scénique. Si les hommes sont absents, leur emprise demeure, révélant leurs défaillances, leur incapacité à aimer.
Agnès Santi
mardi et jeudi à 20h, lundi, mercredi, vendredi et samedi à 19h30, relâche dimanche. Tél : 04 72 77 40 00. Durée : 1h20.
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