Juliette Gréco
La muse atemporelle tire sa révérence.
Nouvel album et nouveau répertoire délectable, en français.
Opération séduction pour Terez Montcalm qui tente le pari de se lancer dans ce qu’elle a d’abord perçu comme un tour de force, voire une fausse bonne idée : réaliser un disque de jazz vocal en français. Et le pari est réussi. Le charme opère bien et l’on oublie vite la ficelle marketing du projet qui est aussi semble-t-il une opération de reconquête du public québécois de la chanteuse. Mais qu’importe : Térez Montcalm réussit, dans le même temps, à rester elle-même, respecter les chansons qu’elle aborde (des standards : de « Quand on s’aime » qui donne son titre à album à « Que reste-t-il de nos amours » ou « Les feuilles mortes ») et à les réinventer avec subtilité, dans un univers d’arrangements et de son très « live », à l’image du tube de Prévert et Kosma d’où surgissent des souvenirs de Miles Davis… A signaler enfin, un cadeau, un texte inédit de Claude Nougaro, « Chagrin d’amour », mis en musique par la chanteuse. Juste hommage à celui qui sut marier, en défricheur inspiré, le jazz et la langue de Ronsard…
J.L. Caradec
à 21 h. Tél. : 01 45 23 51 41.
La muse atemporelle tire sa révérence.