Flashville
Dix danseurs et l'orchestre Ostinato nous [...]
Une pièce subtilement lyrique, portée par Wagner et Baudelaire.
« Une danse aux accents trop pompeux et peut-être même trop kitsch« … Arthur Perole, jeune danseur et chorégraphe récemment sorti du conservatoire national supérieur de Paris, joue, comme il le dit lui-même, à la lisière du « trop » : sur le fil qui sépare le lyrisme de l’esthétisme. Il développe une écriture précise et sans concession, à la fois riche d’une transmission féconde – face à sa pièce on pense parfois à l’écriture de Christine Gérard, son professeur au conservatoire, ou encore à Tatiana Julien, dont il a été l’interprète – et irréductiblement personnelle. Elle convoque des émotions d’autant plus fortes qu’elles jaillissent non d’une « expressivité » surajoutée, mais du geste lui-même. Un geste animé de l’intérieur, dans Stimmlos, par Les Fleurs du Mal, qui invitent les cinq danseurs à des jeux de rythmes, d’images et de sons – dans un jeu perpétuel entre l’abstraction et l’expression.
Marie Chavanieux
Dix danseurs et l'orchestre Ostinato nous [...]