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Phi-Phi

Phi-Phi - Critique sortie Classique / Opéra
Crédit : Élisabeth de Sauverzac Légende : Le répertoire lyrique léger est à l’affiche de L’Athénée avec Phi-Phi de Christiné, mis en scène par Johanny Bert.

Publié le 10 décembre 2010

Opérette légère

À la tête de la Compagnie Les Brigands, Christophe Grapperon dirige l’ouvrage de Christiné et Willemetz (il y tient également le rôle de Périclès) dans une mise en scène de Johanny Bert.

Phi-Phi, c’est un peu l’art d’accommoder l’opérette au goût du jour d’alors, à savoir le music-hall triomphant. L’« opérette légère » d’Henri Christiné que met à l’affiche l’Athénée fait ainsi un bel usage des valses, fox-trot et autres one-step. Créée le 12 novembre 1918, Phi-Phi est un témoignage, presque un symbole, de la musique légère, très légère des « années folles ». Comme Offenbach, auquel il est évidemment redevable, Christiné a puisé dans l’Antiquité la matière de son ouvrage – une Antiquité, comme il se doit, toute parodique, et ne se privant d’aucun anachronisme. Pour conter l’histoire du sculpteur Phidias (dit Phi-Phi), chargé par Périclès d’honorer Athènes en arguant que « La Vertu et l’Amour fondent le Bonheur domestique », le compositeur fait appel à Albert Willemetz, parolier plein de verve qui a déjà travaillé avec Sacha Guitry et Yvonne Printemps. La Vertu, évidemment, n’est guère vertueuse et l’Amour l’inspire plus que de raison, et les bons mots de Willemetz, d’esprit tout gaulois, font mouche et ont immédiatement assuré à Phi-Phi un immense succès. La compagnie Les Brigands, qui avait déjà croisé sur sa route les paroles d’Albert Willemetz (notamment avec Ta Bouche de Maurice Yvain), a confié la mise en scène de cette nouvelle production à Johanny Bert. Celui-ci y voit à l’œuvre une réflexion, certes légère, sur la représentation du corps : « Willemetz aborde avec finesse la sensualité des corps, la nudité. Quel corps peut représenter la vertu ? Qu’est ce que la vertu ? Un corps d’homme pour représenter l’amour ? ». Pour traduire son propos sur scène, Johanny Bert y mèle corps de chair et corps marionettiques, qui s’observeront par regards croisés.
 
Jean-Guillaume Lebrun


Les 16, 17, 18, 22, 23, 29, 30, 31 décembre et 5, 6, 7, 8 janvier à 20h, les 21, 28 décembre et 4 janvier à 19h et les 19, 26 décembre, 2 et 9 janvier à 16h à l’Athénée-Théâtre Louis Jouvet. Tél. 01 53 05 19 19. Places : 18 à 40 €.

A propos de l'événement



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