Dans « La mort de Jean-Marie de Balma », Vincent Guédon multiplie les formes de dialogue avec son frère disparu volontairement pendant 35 ans
Dans La mort de Jean-Marie de Balma, Vincent [...]
Florence Janas et Guillaume Vincent montent sur scène dans Paradoxe, un kaléidoscope théâtral autofictionnel que les deux complices ont écrit à quatre mains. Il y est question de la disparition de figures maternelles, de glissement de souvenirs et de jeux de miroirs… Tout cela dans une atmosphère rieuse, en perpétuel décalage, qui ne laisse aucune place à l’accablement.
Deux clowns, des mères disparues ou en voie de disparition, une drôle de majorette et un chat. Et surtout, une actrice et un acteur qui composent ces figures et personnages, ainsi que d’autres. Notamment leurs propres rôles — malicieusement déplacés, déformés — dans des jeux de mises en miroir et en abyme qui prennent des airs de comédie fantaisiste, irréelle, frayant avec de grands sujets. La mort, le deuil, le rapport à l’autre et à soi… Sans oublier les profondeurs et les artifices de l’art dramatique. Nourri par des événements familiaux douloureux, dont Guillaume Vincent et Florence Janas font la matière d’un théâtre de tous les possibles, entre performatif et introspectif, Paradoxe met en scène de multiples protagonistes qui vont et viennent, se confondent, se métamorphosent, en faisant s’entrecroiser souvenirs d’enfance, passé proche et présent assumée de la représentation.
Manuel Piolat Soleymat
à 20h. Tél : 01 55 48 91 00
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