La Terrasse

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Jazz / Musiques

New grooves from New Orleans

New grooves from New Orleans - Critique sortie Jazz / Musiques
(galactic (c)Ryan Mastro) En prise directe sur le son et le swing de La Nouvelle Orléans avec les groupes Galactic et Soul Rebels.

Publié le 10 mars 2009

« New Orleans is now ! », annonce le programme de Banlieues Bleues. Nul doute que malgré Katrina, la ville groove toujours. Etat des lieux.

« Il n’y a pas de ville plus fonky aux Etats-Unis. Cela tient aux brass bands, au rythme et au Mardi Gras. Ici, il faut savoir danser ! Il faut tenir le dance-floor debout quand tu es musicien. » Robert Mercurio résume parfaitement les enjeux de cet archipel musical qu’est La Nouvelle-Orléans, un îlot qui fleure bon les Caraïbes. Et croyez-moi, ce bassiste sait de quoi il parle : il est l’un des fondateurs de Galactic, un groupe de digitalo-jazz-funk mutant pulsé par le phénoménal batteur Stanton Moore, dont la rumeur persiste à dire qu’il est le meilleur tambourinaire actuel de la place. Leur prestation devrait constituer l’un des moments phares de la série de concerts dédiés à La Nouvelle-Orléans. Ce ne sera pas le seul. A commencer par le même soir (le 14 mars, à Stains), les Soul Rebels, un brass-hop des plus torrides qui vous attrape par les pieds pour vous scotcher la tête, avec un surpuissant cocktail d’improvisations cuivrées, de scansions hip-hop et de pulsations chaloupées. On les retrouvera une semaine plus tard (le 21 mars, à Sevran), cette fois en première partie des Zydeco Twisters, une espèce de gumbo concocté par Rockin’ Dopsie Jr, surnommé « le James Brown du bayou » !
 
Black Indians et Voices of Big Easy
 
A noter aussi sur les agendas des amateurs de rare groove, la venue des légendaires Wild Magnolias du non moins fameux Big Chief Bo Dollis. C’est la première fois que cette tribu de Black Indians se produit à Paris, même si tous les collectionneurs chevronnés vénèrent depuis belle lurette leurs galettes. Immanquable d’autant que le même soir (le 10 avril à Bobigny), les sorciers de la soul survitaminée partageront l’affiche avec un autre combo dont la dénomination suffit à les présenter : le Congo Nation Afro-New Orleans Group, du saxophoniste Donald Harrison, également présent avec son quintet plus classique (le 30 mars, à Montreuil). Longtemps alter ego de ce dernier, le trompettiste Terence Blanchard présentera son « classique » requiem pour Katrina (le 9 avril, à Epinay) tandis que Charmaine Neville mettra son grain de soul-jazz (le 5 avril, à Clichy), en digne héritière d’une dynastie néo-orléanaise. Enfin, last but not least, il ne faut surtout pas manquer le film « Trouble The Water », (le 26 mars, au ciné 104 de Pantin) où la rappeuse BlackKoldMadina revient sur le naufrage étatsunien Katrina. Le lendemain (toujours à Pantin), c’est en poignant le micro qu’elle devrait sévèrement chauffer les esprits avec son rap minimal et frontal, d’autant qu’elle sera suivie sur scène par les Voices Of Big Easy du poète Chuck Perkins, un autre tambour de bouche à l’accent fortement créolisé.
 
Jacques Denis


Informations et réservations : www.banlieuesbleues.org Tél : 01 49 22 10 10

A propos de l'événement



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