« Promenade avec Pasolini », une création d’Ambra Senatore pour honorer le cinquantenaire de sa disparition.
À la demande de l’Institut culturel Italien, [...]
Nach reprend son tout premier solo, créé en 2017, dont l’énergie explosive est toujours aussi virulente.
Cellule s’ouvre comme un espace de dévoilement où Nach, seule en scène, traverse les strates d’une identité façonnée puis débordée par le krump. La pièce ne cherche pas à reproduire les codes de cette danse née à Los Angeles, mais à en déplacer l’énergie pour raconter un chemin d’émancipation. Dans ce solo, la gestuelle explosive du krump devient matière à réinventer, à adoucir, à fissurer pour laisser apparaître d’autres possibles. Dans cette cellule imaginaire, les projections vidéo sculptent les murs : gros plans de corps enlacés, visions fragmentées qui évoquent autant David Lynch que les journaux intimes de Francesca Woodman, Nan Goldin ou Antoine d’Agata. Au fil de la pièce, le corps se fait mémoire, lutte, fragilité, jusqu’à ce moment où le visage lui‑même devient danse, langage, aveu. Cellule compose ainsi un autoportrait vibrant, où Nach ouvre la maison krump de l’intérieur pour y tracer ses propres portes, ses propres issues, et affirmer une féminité libre, sensible, indocile.
Agnès Izrine
à 20h Tél. : 01 46 70 21 55. Durée 45 mn.
À la demande de l’Institut culturel Italien, [...]
Au Grand Théâtre de Provence, Marcos Morau [...]