Le Quinteto Astor Piazzola rend hommage à son fondateur.
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Quatrième édition d’un rendez-vous orchestré par le pianiste Arshid Azarine qui célèbre le jazz en version persane et permet de découvrir des artistes peu connus par ici.
C’est encore et toujours au pianiste Arshid Azarine, qui fut à l’initiative en 2018 de ce rendez-vous annuel, de rassembler des talents venus d’Iran et de la diaspora iranienne. Autour de son trio composé de ses fidèles Habib Meftah et Hervé de Ratuld, respectivement aux percussions et à la contrebasse, celui qui est par ailleurs un radiologue cardio-vasculaire convie un parterre d’invités très divers. Le joueur de doudouk Parham Bahodoran, les guitaristes Kourosh Kanani et Tara Mazaheri mais aussi de belles voix avec Ghawgha, chanteuse afghane résidant en Norvège, Golsa qui fit sensation lors de la précédente édition, Nuria Rovira Salat, également danseuse, et le chanteur Reza Koolaghani, véritable idole des jeunes en Iran.
Au cœur de l’actualité
Mais au-delà de ce casting qui témoigne d’une réelle envie de faire entendre d’autres voix, ce Printemps du jazz persan devrait résonner d’un écho tout à fait particulier, au vu de l’actualité tragique qui frappe la population iranienne, toujours sous le joug des mollahs. C’est aussi de cette oreille qu’il faudra écouter chacune de ces prestations, tout comme on peut compter sur le pianiste, Iranien exilé depuis des lustres, pour s’inscrire dans ce mouvement de liberté qui loin de négliger la culture persane souhaite lui redonner toute ses lettres de sagesse. Pour preuve, ses improvisations sur les noires et ivoire s’inspirent de longue date des séculaires traditions de son pays natal, comme sur Valley of Love qui se déroule autour du recueil de poèmes La Conférence des oiseaux, grand classique écrit en 1177 par l’esthète soufi Farid al-Din Attar.
Jacques Denis
Le 1er avril à 20h30. Tél. : 01 74 34 53 53
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