Le Ballet Julien Lestel présente « Run » et « Misatango/Boléro », une danse physique résolument tournée vers le présent
En mars, le Ballet Julien Lestel investit le [...]
Au théâtre, à la crèche, à l’école, au collège ou à la bibliothèque, la danse pour l’enfance et la jeunesse ne manque pas de points d’ancrage. Sous l’impulsion de l’Atelier de Paris, le Festival Pulse s’engage pour une pratique plus inclusive.
C’est la 5e édition de ce temps fort non seulement dédié à l’enfance et à la jeunesse, mais aussi aux pratiques inclusives et à l’accessibilité aux personnes déficientes auditives (spectacles, ateliers, formation professionnelle…). Dès le plus jeune âge, les enfants découvrent l’adaptation de la dernière pièce de Maxence Rey autour de son petit personnage Koumamour, pleine de vibration, de délicatesse, et de chants merveilleux. Il faudra ensuite se rendre dans l’une des trois écoles maternelles partenaires de Pulse pour découvrir la nouvelle création de Claire Jenny, Debout !. Profondément inspirée par ses recherches sur les phénomènes d’équilibre observés notamment dans les structures de la petite enfance, la chorégraphe a construit ce duo sur cette notion essentielle, puisant dans notre rapport au poids – et donc au monde – une matière inépuisable pour la danse. Appuis, suspensions, points de bascule, autant d’élans pour des états de corps et pour un éventail de propositions relationnelles qui viendront teinter ce pas de deux, porteur de perceptions profondes et sensibles.
Démarches inclusives et adaptées
La tournée en Ile-de-France du Bal Magnétique de Massimo Fusco constitue un temps fort de Pulse, à voir et à vivre en famille, avec une accessibilité en Langue des Signes Française. C’est aussi le cas pour Une Echappée de Julie Nioche, et Pourquoi un arbre est une poule ? de Marc Lacourt. Enfin, on salue la programmation de Portrait de Rebecca Journo, pièce-matrice de L’Heure du thé qui lui valut la reconnaissance du concours Danse Elargie (Prix SACD et Prix de la technique). Une plongée dans son univers si singulier, où la notion d’identité se dévoile et se dilue dans des états de corps surprenants, des effets visuels aussi beaux qu’inquiétants. Elle interroge notre rapport à l’image, à la représentation de soi, et par extension, au « selfie » d’usage dans notre société.
Nathalie Yokel
Tél. : 01 417 417 07.
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