« Cendres sur les mains » de Laurent Gaudé, une pièce sur les victimes de guerre
Unanimement saluée par le public et la [...]
Dans un double solo percutant, la chorégraphe irlandaise Oona Doherty révèle son talent exceptionnel d’interprète.
Une écriture singulière, radicale et authentique, ancrée dans la réalité sociale et la présence physique, telle apparaît Oona Doherty dans ses solos, Hope Hunt & The Ascension into Lazarus. Dans cette œuvre fondatrice surgit toute la force de cette chorégraphe irlandaise à la trajectoire fulgurante. Hope Hunt avec sa violence à fleur de peau nous parle d’une « masculinité écorchée », de la chair de Belfast marquée par les cicatrices de la guerre et le Brexit, qu’elle incarne dans son corps avec la plasticité d’une transformiste, dessinant la rage de survivre, ébauchant des postures provocantes, non sans ironie. Elle invente une danse viscérale, presque cinématographique, mixant mots et mouvements dans une symbiose ahurissante entre émotion et abstraction.
Une fulgurance engagée
Dans The Ascencion into Lazarus, la douceur affleure sous la colère, passe du trivial au sublime en un instant, sur une bande-son où s’affrontent des chants sacrés d’Allegri et l’argot irlandais d’un documentaire sur sa ville natale. Extase et agressivité se conjuguent dans ce solo inclassable, et ultrasensible. Doherty puise aux racines de l’identité, passant d’un personnage à un autre. Elle traverse les différentes entités de la virilité qui vont de l’arrogance à la vulnérabilité pour renverser les stéréotypes masculins dans une performance poétique d’une rare authenticité. Entre violence, chute et résurrection, son corps s’articule et se désarticule, explose ou s’apaise, fouillant les affects de tous ceux, et même celles, qui vivent dans ces quartiers à l’abandon, reflétant la paupérisation d’une société britannique sans états d’âme.
Agnès Izrine
à 12 h, relâche le 11 juillet. Tél. : 04 90 82 33 12. Durée : 40 mn.
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