La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -287-Le Théâtre de Nîmes

Résister à la brutalité : des créations qui interrogent la capacité de faire obstacle à la brutalité tyrannique

Résister à la brutalité : des créations qui interrogent la capacité de faire obstacle à la brutalité tyrannique - Critique sortie Théâtre Nîmes Théâtre de Nîmes
L'heure bleue © Jean-Louis Fernandez

Théâtre

Publié le 22 septembre 2020 - N° 287

Au sein d’une saison théâtrale originale et éclectique, le théâtre de Nîmes présente des créations qui interrogent la capacité de faire obstacle à la brutalité tyrannique sous toutes ses formes.

Le collectif L’Avantage du Doute présente sa nouvelle création (les 17 et 18 novembre). Encore plus, partout, tout le temps est une comédie satirique imaginée en pleine pandémie. Reliant intime et politique, fiction et enquête de terrain, le collectif s’engage dans la lutte contre les logiques de puissance et de rentabilité. Nora Granovsky et la compagnie BVZK créent Janis (du 12 au 14 novembre), en hommage à la comète du rock’n’roll, désintégrée par une overdose. Accompagnée par la guitare de Jérôme Castel, l’actrice Juliette Savary devient Janis Joplin. David Clavel signe, avec L’heure bleue, une tragédie d’aujourd’hui (du 15 au 17 décembre) qui revisite les tourments de la fille maudite du Soleil. Après vingt ans d’absence, le fils aîné revient au chevet de son père mourant. A ses côtés, vit la belle-mère (Emmanuelle Devos), désinvolte et provocatrice, consumée de passion pour son beau-fils…

Violence et passion

Yves Beaunesne met en scène La Maison de Bernarda Alba, texte manifeste qui dénonce le poids du patriarcat rétrograde (les 5 et 6 mars). Le feu, la fumée, le soufre (du 30 mars au 1er avril) est adapté d’Edouard II, de Christopher Marlowe, par Bruno Geslin. Une pièce pour douze interprètes et un théâtre de la démesure, incandescent au milieu du chaos et des flammes. Rodolphe Dana adapte le Bartleby de Melville dans une création collective qu’il codirige avec Katja Hunsinger. Comme l’indique la formule I would prefer not to…, le copiste consciencieux dynamite le milieu bureaucratique, terne et besogneux, auquel il appartient (du 13 au 15 avril). Puis le collectif V.1 s’inspire des Lettres de prison de Gabrielle Russier dans Il faut dire, témoignage poignant de celle qui mourut sous l’opprobre, dans une société refusant d’admettre que la passion a ses propres lois (les 11 et 12 mai).

 

Catherine Robert

A propos de l'événement

Résister à la brutalité : des créations qui interrogent la capacité de faire obstacle à la brutalité tyrannique
Théâtre de Nîmes
1 place de la Calade, 30000 Nîmes.

Tél. 04 66 36 65 00. www.theatredenimes.com


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