L’ONJ, une histoire du jazz en France…
Depuis 1986, l’Orchestre National de Jazz a [...]
Focus -343-L’ONJ, 40 ans et toujours en constant renouvellement
Le grand orchestre célèbre son ouverture sur le monde. Le président de l’ONJ Philippe Ochem, nommé en 2025, a été directeur du festival Jazzdor de Strasbourg pendant 36 ans après une carrière de pianiste. Il a à cœur que cette belle institution culturelle transmette son patrimoine et fasse se rencontrer les générations d’interprètes.
Quelles sont vos missions ?
Philippe Ochem : Il s’agit d’être le garant du bon fonctionnement de l’ONJ vis-à-vis des institutions, en particulier le ministère de la Culture, et d’accompagner la directrice artistique Sylvaine Hélary pour lui permettre de développer son travail dans les meilleures conditions. Avec comme mission d’intérêt général de s’adresser au plus grand nombre. L’ONJ s’est beaucoup développé ces dernières années, à travers divers projets. Le programme principal autour de Carla Bley rassemble 22 musiciens sur le plateau. La Planète Sauvage unit ciné-concert et théâtre. Le nouveau projet de Sylvaine Hélary, écrit de sa plume, verra le jour en 2027. Par ailleurs sont nés l’Orchestre des Jeunes et l’Académie de Composition depuis la première mandature de Frédéric Maurin, il y a sept ans.
Pourquoi avez-vous voulu partager cet outil avec d’autres artistes ? Comment pensez-vous son architecture ?
P.O. : L’ONJ n’est pas une structure figée avec un nombre de musiciens constants. On essaie de penser les projets pour des musiciens venus d’horizons divers : des anciens directeurs, des compositeurs et solistes invités, des artistes internationaux. La parité, quant à elle, a été instaurée en 2019 et Sylvaine Hélary est la première directrice artistique et générale de l’ONJ. C’est une évolution importante. Afin de diversifier les publics, le moteur principal est d’avoir un orchestre qui mêle les générations. L’Orchestre des Jeunes de l’ONJ touche les classes de conservatoire mais aussi les établissements scolaires.
Comment a évolué la diffusion de l’ONJ en France et à l’international ?
P.O. : Si vous vous voulez diffuser un orchestre de cette importance, c’est assez compliqué car le coût du plateau est plutôt élevé. Malheureusement toutes les structures n’ont pas les moyens de s’offrir un orchestre comme le nôtre. À cet égard, nous essayons de développer de plus en plus de partenariats avec des lieux, des festivals, aussi bien en France qu’à l’étranger. Nous avons choisi il y a un peu plus de six mois d’être représentés par une agence alors qu’au préalable, le travail de diffusion se faisait en interne.
Pourquoi mettez-vous à disposition des partitions sur votre site internet ?
P.O. : Je crois que ce travail a vraiment été intensifié avec Frédéric Maurin, pour que la mémoire de toutes ces musiques soit à la disposition de chacun. Produire des disques physiques et éditer des partitions, afin que des musiciens puissent se les approprier, nous permet de garder cet héritage vivant. L’ONJ jette la lumière sur un fait : le jazz d’aujourd’hui est une musique en perpétuelle mouvance.
Propos recueillis par Philippe Deneuve
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