La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -202-Orchestre national d’Ile de France

Ouvrir l’orchestre à de nouveaux répertoires

Ouvrir l’orchestre à de nouveaux répertoires - Critique sortie Classique / Opéra
Crédit : Miquel Perales

ENTRETIEN ENRIQUE MAZZOLA, DIRECTEUR DE L'ONDIF

Publié le 1 octobre 2012 - N° 202

En cette rentrée, le chef italien succède à Yoel Levi à la tête de l’Orchestre national d’Ile-de-France. Il nous détaille son projet.

« En 2014, à l’occasion des 40 ans de l’Orchestre, je souhaite proposer à chaque concert une création de deux à trois minutes. »

Quelle est, selon vous, la particularité de l’ONDIF ?

Enrique Mazzola : C’est un orchestre extrêmement ouvert, habitué à être constamment en déplacement. Sa situation n’a rien à voir avec celle des orchestres habitués à jouer toujours dans la même salle, face à un même public. Même si la saison parisienne de l’ONDIF est fondamentale, c’est la mission régionale de l’Orchestre qui constitue avant tout sa spécificité. Cela suppose de jouer parfois dans des conditions acoustiques difficiles. Dès mon tout premier concert à la tête de l’Orchestre, j’ai été touché par la spontanéité et la sincérité des musiciens.

Que souhaitez-vous développer lors de votre mandat à la tête de l’Orchestre ?

E.M. : Je souhaite instaurer une vraie proximité avec le public, en n’hésitant pas à prendre la parole lors des concerts afin de gommer certaines peurs, notamment vis à vis de la musique contemporaine. Ce répertoire doit sortir du ghetto dans lequel il est tombé. Notre budget dédié aux créations sera tout particulièrement destiné aux jeunes compositeurs. En 2014, notre orchestre fêtera ses 40 ans. A cette occasion, je souhaite proposer à chaque concert de la saison une création de deux à trois minutes : des créations éclairs de compositeurs d’horizons et de styles très différents. Nous avons par ailleurs lancé un concours de composition avec les conservatoires de Paris et d’Ile-de-France, permettant au vainqueur de voir son œuvre créée par l’ONDIF. Je souhaite aussi accueillir des solistes de culture différente, issus de la pop ou du rock. Nous réfléchissons à commander un concerto pour DJ et orchestre.

Allez-vous poursuivre le dispositif d’actions culturelles ?

E.M. : Le travail éducatif est l’un des aspects les plus importants de l’Orchestre. Les musiciens sont ravis de participer à ces actions, à l’instar de leurs collègues anglais, toujours très engagés sur cette question. Par ailleurs, je pense qu’il est essentiel d’intéresser la population des 20-30 ans, trop peu présente dans les salles de concert. Il faut aussi trouver de nouveaux moyens, notamment technologiques,  d’amener la musique dans les hôpitaux.

Propos recueillis par Jean Lukas et Antoine Pecqueur

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