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"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -276-PALAZZETTO BRU ZANE / PARIS

« Les Bouffes de Bru Zane » : au service du vivier inépuisable du répertoire léger.

« Les Bouffes de Bru Zane » :  au service du vivier inépuisable du répertoire léger. - Critique sortie Classique / Opéra Paris
Baptiste Charroing © Palazzetto Bru Zane

Entretien > Baptiste Charroing

Publié le 20 avril 2019 - N° 276

En créant « Les Bouffes de Bru Zane » au Studio Marigny, l’institution vénitienne fait rayonner l’opérette et la musique légère en France, comme l’explique son directeur du développement Baptiste Charroing.

Comment est née l’idée d’une saison d’opérette à Paris ?

Baptiste Charroing : L’idée était assez naturelle pour notre institution puisque c’est un répertoire que nous défendons. Nous avons conçu cette marque, « Les Bouffes de Bru Zane », pour développer des projets au service du répertoire lyrique léger dans des formats de poche très faciles à tourner pour toucher des publics différents situés en zone périurbaine ou rurale. Cela nous a amenés à proposer ces productions à Paris. Quand Jean-Luc Choplin est arrivé à la tête du Théâtre Marigny, nous avons lancé une série de quatre spectacles dans le Studio pour la saison 2018/2019, projet que nous poursuivrons la saison prochaine. Le théâtre Marigny est un lieu particulièrement significatif puisqu’il a été construit sur les fondations des Bouffes d’été d’Offenbach.

Que prévoyez-vous pour la banlieue ou les régions ?

B.C. : Le dernier spectacle de la saison, proposé en juin au Marigny, Sauvons la caisse/ Faust et Marguerite, partira en tournée cet hiver en milieu rural grâce à Aïda, Agence iséroise de diffusion artistique, ou encore à la Ferme du Buisson qui est un de nos partenaires. L’originalité de ce projet, qui réunit les chanteurs Lara Neumann et Flannan Obé, est qu’il est donné dans un arrangement pour accordéon signé Pierre Cussac.

« Le théâtre Marigny est un lieu particulièrement significatif puisqu’il a été construit sur les fondations des Bouffes d’été d’Offenbach. »

Quelle est la spécificité de l’opérette française et est-ce un genre exportable à l’étranger ?

B. C. : Sa spécificité est l’alternance du parlé-chanté, un genre typiquement français fondé en majeure partie sur du comique de situation. Il a été inventé par Hervé qui est le vrai père de l’opérette, son artisan principal étant Offenbach, et le genre a perduré jusqu’à la Seconde Guerre mondiale avant de devenir plus rare. C’est un répertoire immense, fondé sur la compréhension du texte qui doit être limpide pour le public sous peine d’en perdre le sel. Avec le surtitrage, on arrive à toucher tous les publics. Et à l’étranger, on adore « l’esprit français » ! Beaucoup d’œuvres y sont jouées dans des traductions.

Diriez-vous qu’il y a actuellement un renouveau de l’opérette ?

B. C. : Il existe depuis les grandes productions de Marc Minkowski/Laurent Pelly au Châtelet. C’est un genre que nous sommes plusieurs à porter avec la compagnie Les Brigands, l’Orchestre des Frivolités Parisiennes, l’Opéra Comique. L’opérette est de plus en plus plébiscitée par un public intergénérationnel qui trouve du plaisir à ce répertoire, à condition qu’il soit défendu par de bons artistes.

 

Entretien réalisé par Isabelle Stibbe

A propos de l'événement

Festival Palazzetto Bru Zane. 7e édition
du Samedi 1 juin 2019 au Dimanche 30 juin 2019


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