La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -139-Les Pays de la Loire en Avignon Entre Loire et Rhône, au confluent des talents

Entretien : Esther Aumatell Les Nouvelles lunaires : parcours initiatique vers l’émerveillement.

Entretien : Esther Aumatell

Les Nouvelles lunaires : parcours initiatique vers l’émerveillement. - Critique sortie Danse

Publié le 10 juin 2006 - N° 139

Danseuse d’origine espagnole, interprète de Claude Brumachon, Esther Aumatell,
crée sa compagnie en 1999 et se lance dans la chorégraphie. Après L’Armoire
de Martirio
, Alma, Flowers of romance, sa quatrième pièce,
Les Nouvelles lunaires,
s’adresse à tous les publics.


Comment vous êtes-vous lancée dans cette aventure ?

Esther Aumatell : J’avais depuis longtemps le désir de faire une pièce
jeune public pour l’intuition particulière que ce public-là possède. C’est une
approche du conte à ma manière car je suis en dehors des règles puristes de
l’univers du conte, mais je voulais partager mon amour des histoires et que cela
soit ouvert à tous les publics. J’ai créé cette pièce sous la forme d’une fable
qui raconte le parcours initiatique d’un petit garçon de notre époque vers
l’émerveillement. Ce mini-héros n’est pas présent sur scène, il est simplement
évoqué. A l’issue de l’histoire et de ses rencontres, dans la forêt onirique,
son regard aura changé et sa perception des choses essentielles de la vie aussi.

Comment se construit la pièce entre les trois interprètes dont une comédienne
?

E. A. : Dans le travail de création nous avons commencé par la danse. Une
trame s’est établie. Ensuite nous avons produit des liens mêlant mouvements et
paroles ainsi qu’écriture. Nous avons trouvé des bases communes
d’interprétation. L’improvisation y occupe une place très importante. Nous avons
épuré au maximum notre propos afin de le rendre plus lisible. La danse anime
l’univers global de cette histoire et en propose des images ou des états
émotionnels alors que le texte offre la dimension du récit.

« Je voulais partager mon amour des histoires. »

Pourquoi cette dimension à la fois textuelle et scénique ?

E. A. : Cette pièce répond à un rêve d’enfance et aux réminiscences des
histoires que l’on me racontait, enfant. Je voyageais déjà grâce à cet univers
poétique dans lequel la parole était fondamentale. J’avais envie, aujourd’hui,
de confronter ou d’allier la danse, le geste, avec les mots. Les deux danseurs
ont une valeur symbolique, ce sont les vecteurs des « esprits lunaires » qui
font prendre conscience à l’humain que la planète est en danger et que la vie
est menacée. Pourtant il faut se souvenir que la nature est une alliée. J’ai
voulu rendre ce mélange scéniquement par la présence de matières plastiques. Je
ne voulais ni faire une critique ni être moraliste mais tirer une sonnette
d’alarme, à ma façon. Le monde artistique permet d’accéder à des mondes
parallèles qui créent des ouvertures à ceux qui veulent bien en emprunter les
voies.

Les Nouvelles lunaires, chorégraphie d’Esther Aumatell. Du 6 au 16
juillet à 13h35, au Grenier à Sel.

A propos de l'événement



Les Pays de Loire en Avignon


Deux lieux pour les spectacles :


Le Grenier à sel


2, rue du Rempart Saint-Lazare, 84000 Avignon


Le chapiteau de l?Ile Piot


Réservations au 04 90 27 09 11

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