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Clémentine Decouture, la soprano chante « Cupidon » dans « Orphée aux enfers » à l’Opéra de Reims

Clémentine Decouture, la soprano chante « Cupidon » dans « Orphée aux enfers » à l’Opéra de Reims - Critique sortie Classique / Opéra
© Marion Bonnet

MUSIQUE CLASSIQUE / SOPRANO

Publié le 17 décembre 2019 - N° 283

Dans la proche actualité, elle sera Cupidon dans « Orphée aux enfers » mis en scène par Nadine Duffaut et dirigé par Dominique Trottein à l’Opéra de Reims, tandis que sa Compagnie Divague, dont elle écrit tous les spectacles, poursuit son aventure dans une belle volonté de simplicité et de partage.

Vous allez chanter Cupidon dans « Orphée aux enfers » à l’Opéra de Reims. Quel est votre lien  avec la musique française ? 

Clémentine Decouture : À 18 ans, j’ai commencé à chanter, et là j’ai compris l’importance des mots et la beauté de la langue française. Je me suis dirigée directement vers la mélodie française ! Le « Couplet des Baisers » de Cupidon dans Orphée aux enfers me suit depuis mon tout premier récital.  Cupidon est espiègle, mais jamais méchant ! C’est un électron libre. Son côté enfantin, et en même temps son indépendance et sa fraîcheur, me conviennent assez bien.

Dans quel genre de rôles vous sentez-vous le plus à l’aise à l’opéra ? 

Clémentine Decouture : Au tout début, on ne me proposait que les rôles mutins, les soubrettes, car avec mon énergie débordante, on ne me pensait pas capable de faire des rôles sérieux.  Et puis un jour, alors que ce n’était pas du tout à mon répertoire, j’ai auditionné sur les conseils de mon professeur pour le rôle de Micaëla. Et j’ai eu le rôle ! Cela a été un tournant, car on me voyait sur scène à nu et débordante d’émotions. J’ai découvert une part de moi que je ne soupçonnais pas, avec une voix plus ample, plus chaleureuse.  Puis sont venues Pamina, Lisa, Musetta et Nedda. Dans l’immédiat, je rêve de Despina, Suzanna, Manon avant peut-être que ma voix ne perde la fraîcheur de la jeunesse et ne laisse place à plus de rondeur….

Vous avez créé votre propre compagnie pour développer vos propres projets. Pourquoi ?

Clémentine Decouture : La Compagnie Divague a été créée dès mes débuts avec deux amis. Parfois quand on est dans ce métier, il peut arriver de ne pas être à l’aise avec ses partenaires ou dans une mise en scène, et c’est totalement tabou d’en parler. C’est pourquoi j’avais envie, une fois par an, en pleine campagne bressane ou au bord du lac Léman, de pouvoir me retrouver avec mes amis musiciens. Cela me ressource !  Les artistes avec qui je travaille acceptent d’aller jouer dans des hôpitaux, des prisons, des écoles, des musées, des expositions, des marchés… Je ne vois pas ma carrière que sous les projecteurs des grandes salles, je veux aussi revenir aux fondamentaux de mon métier : le partage et l’humain.

 

Propos recueillis par Jean Lukas

A propos de l'événement

Orphée aux enfers

à l'Opéra de Reims

Les 25 janvier à 20h30 et 26 à 14h30.


Avec la Compagnie Divague : Le Divan de l'Orient le 26 février 2020 à 20h au Théâtre de Fontainebleau ; La vie est un grand cabaret le 8 mars à 17h au Grand Théâtre de Cahors ; les 4 et 5 avril aux Nuits Lyriques de Marmande.


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