La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -263-GENERATION SPEDIDAM

A cor gagné

A cor gagné - Critique sortie Classique / Opéra
© Jean-Baptiste Millot

Entretien / Nicolas Ramez

Publié le 21 février 2018 - N° 263

A 23 ans, ce jeune corniste surdoué formé par André Cazalet au CNSM de Paris compte parmi les solistes d’orchestres européens les plus précoces et brillants. Il vient de prendre le poste de 1er cor solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Son expression musicale est aussi chambriste, en particulier au sein l’ensemble Ouranos, jeune quintette à vent déjà primé dans les grands concours internationaux.

Quel est votre regard sur votre formation, en particulier auprès d’André Cazalet ?

Nicolas Ramez : L’enseignement que j’ai reçu auprès d’André Cazalet pendant cinq ans à Paris a été pour moi une phase de perfectionnement après les dix années auprès de François Mérand au Conservatoire de Nantes. C’est là que j’ai appris ce qu’était le métier de musicien, l’exigence que cela requiert et l’excellence que l’on attend de tout musicien. Il a fait en sorte que le bon élève que j’étais puisse se surpasser et donner son maximum. Il a été en fait le professeur qui m’a plongé dans le monde du travail.

Vous venez d’être désigné 1er cor solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France. A 23 ans, c’est tout à fait exceptionnel…

N. R. : Il est vrai qu’il n’est pas évident d’obtenir ce genre de poste en étant très jeune, et je remercie l’orchestre de m’avoir accordé sa confiance. Je pense que pour ma carrière c’est un grand pas en avant. D’abord parce que j’ai été pendant 2 ans cor solo de l’orchestre de chambre de Paris. J’y ai côtoyé des musiciens remarquables auprès desquels j’ai énormément appris, et c’est un peu grâce à eux que j’en suis là aujourd’hui. Après 2 ans d’expérience au sein d’un orchestre de chambre, je pense maintenant être prêt à occuper le même poste dans un orchestre à l’effectif plus imposant, avec des répertoires plus exposés et plus exigeants. J’ai toujours eu pour objectif principal de jouer au sein d’un grand orchestre car le cor est selon moi un instrument qui prend tout son sens à l’orchestre. C’est une avancée très marquante pour moi.

Quelle place tient la musique de chambre dans votre vie de musicien ?

N. R. : Une part importante. Elle me permet de garder l’esprit ouvert, de travailler différentes facettes de mon jeu instrumental, d’évoluer, de me perfectionner. L’ensemble Ouranos s’est formé il y a environ 4 ans autour du clarinettiste Amaury Viduvier. Depuis, notre activité s’est développée et nous avons remporté le 1er prix du concours international de musique de chambre de Lyon en 2016.

 

Propos recueillis par Jean Lukas

 

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