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Classique / Opéra - Gros Plan

Festival d’Aix-en-Provence

Festival d’Aix-en-Provence - Critique sortie Classique / Opéra
Photo : Natalie Dessay chante Violetta dans La Traviata mise en scène par Jean-François Sivadier

Publié le 10 juin 2011 - N° 189

Des créations contemporaines, des orchestres de jeunes… l’édition 2011 du Festival d’Aix s’annonce passionnante.

Bernard Foccroulle, le directeur du Festival d’Aix-en-Provence, nous offre une fois de plus un modèle de programmation, à la fois audacieuse et équilibrée. La musique contemporaine occupe une belle place, avec deux créations d’opéras. Thanks to my eyes d’Oscar Bianchi (du 5 au 11 juillet), sur un livret de Joël Pommerat (qui signe aussi la mise en scène), s’annonce comme une plongée dans un cercle familial en détresse. Bianchi et Pommerat ont en commun ce même goût de la suggestion, des bribes de paroles plus que des longs discours. Autre commande du Festival, Austerlitz de Jérôme Combier (19 et 20 juillet) réunit, autour du livre de W.G. Sebald, la vidéo (Pierre Nouvel), le théâtre (avec le comédien Johan Leysen) et la musique (les musiciens de l’Ensemble Ictus). Un voyage onirique en perspective, entre souvenirs historiques et technologies dernier cri. Contrairement aux Chorégies d’Orange, le Festival d’Aix mise peu sur les chanteurs stars. Exception cette année : Natalie Dessay chantera Violetta dans La Traviata (du 6 au 24 juillet) mise en scène par Jean-François Sivadier et dirigée par Louis Langrée, un tandem prometteur. Dans la fosse prendra place l’excellent London Symphony Orchestra, que l’on entend peu dans le répertoire lyrique. Le même LSO donnera La Clémence de Titus de Mozart (du 7 au 21 juillet) sous la baguette classique mais parfois un peu poussiéreuse de Sir Colin Davis. La mise en scène est signée David Mc Vicar, un néo-classique capable du meilleur (Carmen à Glyndebourne) comme du pire (un Aida vu récemment à Valence). L’Opéra de Lyon vient en voisin présenter Le Nez de Chostakovitch, d’après Gogol, (du 8 au 14 juillet), mis en scène par William Kentridge et dirigé par Kazushi Ono.
 
Académie européenne et concerts symphoniques
 
La bonne surprise du Festival d’Aix est souvent à chercher du côté de l’Académie européenne de musique, pépinière de jeunes talents. Cette année, ces futurs grands participeront à la production d’Acis et Galatée de Haendel (du 9 au 23 juillet), sous la direction du claveciniste Leonard Garcia Alarcon. Ceux qui auraient du mal à trouver des places pour les opéras peuvent enfin se rassurer : il reste souvent des billets pour les concerts symphoniques. Cette année, le LSO donne deux programmes : l’un dirigé par Colin Davis, avec notamment Nelson Freire dans le 20ème concerto pour piano de Mozart (le 17 juillet), l’autre sous la baguette de Valery Gergiev, avec la tellurique Huitième symphonie de Chostakovitch (le 23 juillet). Le LSO s’associe par ailleurs à l’Orchestre des jeunes de la Méditerranée pour donner la Première symphonie « Titan » de Mahler sous la direction de François-Xavier Roth (le 25 juillet).
 
A. Pecqueur


Du 5 au 25 juillet à Aix-en-Provence (13). Tél. 0820 922 923. Site : www.festival-aix.com

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