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Théâtre - Gros Plan

Die Sonne (Le Soleil)

Die Sonne (Le Soleil) - Critique sortie Théâtre
Crédit photo : Thomas Aurin Légende : « Les acteurs de la Volksbühne créent Die Sonne (Le Soleil) à l’Odéon. »

Publié le 10 mars 2012 - N° 196

Olivier Py présente la version allemande de sa pièce Le Soleil (Die Sonne). Une mise en abîme de la création théâtrale qui revient sur quelques-uns des thèmes de prédilection de l’auteur et metteur en scène : la conception de l’art comme exigence vitale, le fil rouge de la transmission, du partage, de la paternité.

« On m’attend quelque part (…), dit Axel, le personnage central de Die Sonne (Le Soleil), les hommes, les enfants, les femmes, et aussi les forêts qui ont besoin de monstres, et les récits qui ont besoin d’espace, les pierres éparpillées qui pourraient être une cathédrale, on m’attend et parfois on m’espère… » Après son portrait de François Mitterrand – Adagio [Mitterrand, le secret et la mort] -, Olivier Py renoue avec les sources les plus intimes de son inspiration. Il donne naissance à un personnage solaire, éruptif, à la fois incandescent et insaisissable, un être « en qui se projettent toutes les énergies et  tous les appétits de la jeunesse ». Lorsque cet Axel croise la route d’une troupe de théâtre (composée, en partie, des membres d’une même famille), le destin de celle-ci est soumis aux tensions les plus vives de l’amour, des combats d’idées et des luttes d’influences.

L’avancée des saisons

Divisée en autant d’actes qu’une année comprend de saisons, Die Sonne (Le Soleil) célèbre successivement le réveil des forces de vie, leur plénitude, avant de mettre en jeu le doute puis l’apparition du désespoir. Une avancée entre équinoxes et solstices qui voit s’affronter Axel et Joseph (le chef de la troupe), chacun des deux protagonistes défendant une vision personnelle et opposée du théâtre : l’une dionysiaque et poétique, l’autre éthique et politique. Un mois après la création avec des comédiens français de La Dame aux camélias par le directeur de la Volksbühne, Frank Castorf, ce sont les acteurs du théâtre berlinois qui s’installent à Paris pour prendre part au dernier spectacle qu’Olivier Py signe en tant que directeur du Théâtre national de l’Odéon. Une création que l’auteur et metteur en scène a conçu comme « un voyage exalté » conduisant son héros « des cimes aux bas-fonds, de l’inspiration au silence ».

 

Manuel Piolat Soleymat                   


Die Sonne( Le Soleil), texte et mise en scène d’Olivier Py (spectacle en allemand, surtitré en français ; texte édité aux éditions Actes Sud-Papiers). Du 7 au 14 mars 2012. Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h. Théâtre de l’Odéon, Place de l’Odéon, 75006 Paris. Tél : 01 44 85 40 40.

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