Urban Châtelet, un nouveau festival au cœur de Paris entièrement consacré à la culture hip-hop sous toutes ses formes
Après le breakdance aux JO de Paris, voici [...]
Sous la dérision du titre se cache une pièce qui met en scène avec nuances la masculinité, dans un défilé de personnalités et d’images fortes.
Sept hommes de cinq nationalités différentes constituent la matière première de cette débandade de haute volée, prompte à déconstruire les images dont elle s’abreuve elle-même. Dans une scénographie simple et bien léchée, Olivia Grandville tricote les histoires personnelles des danseurs, avec des actions, des images, des musiques, qui rejoignent des imaginaires issus du monde sportif ou de la musique pop, et qui peuplent notre pensée collective autour de la figure du masculin. Une trame méticuleuse mais à l’allure foutraque, entre portraits vidéo signés César Vayssié façon confessionnal, prises de parole au micro, solos intimes et époustouflants et explosions de danses collectives…
Rejeter les assignations
Avec ces trajectoires d’hommes nés dans les années 90, la chorégraphe montre comment le vécu, déjà exposé dans une forme de distance et d’analyse, se télescope avec les contextes de mises en scène de la masculinité. Offrant d’un côté une part de leur vulnérabilité, ils n’hésitent pas de l’autre à revêtir les atours les plus virils et clichés que la société peut leur assigner pour mieux les dénoncer, donnant lieu à des séquences cocasses. Il en ressort un bel engagement du corps dans des états très divers aussi corrosifs que sensibles, jusqu’à une forme d’animalité qui dépouille et met en branle nos représentations.
Nathalie Yokel
Le 16 octobre à 20h30, les 17 et 18 à 19h30, le 19 à 17h. Tél. : 01 53 65 30 00.
Après le breakdance aux JO de Paris, voici [...]