La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Classique / Opéra - Gros Plan

Biennale de quatuors à cordes

Biennale de quatuors à cordes - Critique sortie Classique / Opéra
Crédit : DR Légende : Le Quatuor Arditti crée le Quatuor n° 13 de Wolfgang Rihm le 19 janvier dans le cadre de la 5e Biennale de Quatuor à cordes à la Cité de la musique.

Publié le 10 janvier 2012 - N° 194

musique de chambre

L’événement chambriste de ce début d’année réunit quelques-unes des meilleures formations actuelles.

Forme reine de la musique de chambre, le quatuor à cordes, établi immuable depuis Haydn, n’en finit pas de susciter l’intérêt des compositeurs, qui y trouvent une richesse expressive inégalée et l’occasion de se confronter aux modèles classiques. La biennale de quatuor à cordes, qui se réinstalle à la Cité de la musique du 14 au 22 janvier, en retrace l’évolution du xviiie au xxie siècle. Les chefs-d’œuvre fondateurs sont bien entendu présents (Quatuor op. 77 n° 1 de Haydn, Quatuors « Les Dissonances » et « La Chasse » de Mozart), de même que les premières réinterprétations du genre (notamment les derniers quatuors composés par Beethoven : ses quatorzième et quinzième en particulier) ou ses développements romantiques (Schubert, Schumann, Brahms, Mendelssohn, Tchaïkovski).
De Haydn à Rihm
Au xxe siècle, le quatuor à cordes est tantôt fidèle hommage au classicisme réinventé (Zemlinsky, Chostakovitch), tantôt formidable vecteur des nouvelles voies de la musique. C’est déjà sensible chez Ravel (1903) ou Bartók (Troisième Quatuor 1927) et bien évidemment chez Steve Reich, revenu à cette forme avec WTC 9/11 (le 18 janvier en création française), plus de vingt ans après le remarquable Different Trains : le quatuor, ici démultiplié par l’électronique, y sert l’exploration des valeurs expressives de la pulsation, chères au compositeur américain. La fine fleur du quatuor à cordes est ici réunie : quatuors Borodine, Hagen, Prazák, Ysaÿe, Takács ou Quatuor de Tokyo, pour les plus polyvalents, Arditti, Diotima et Kronos, plus axés sur le répertoire contemporain. La biennale laisse aussi une large place aux jeunes formations au cours du premier week-end (Thymos, Voce, Modigliani, Zemlinsky, Tetraktys). Enfin, tous ces ensembles participent à l’exécution intégrale des quatuors de Wolfgang Rihm (né en 1952), considéré, dans ce genre, comme le génial héritier du dernier Beethoven.
 
Jean-Guillaume Lebrun


Du 14 au 22 janvier à la Cité de la musique. Tél. 01 44 84 44 84. Places : 18 à 32 €.

A propos de l'événement



x

Suivez-nous pour ne rien manquer sur la musique classique

Inscrivez-vous à la newsletter

x
La newsletter de la  Terrasse

Abonnez-vous à la newsletter

Recevez notre sélection d'articles sur le Classique / l'Opéra