La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Jazz / Musiques

Angélique Ionatos entre Eros y Muerte

<p>Angélique Ionatos entre Eros y Muerte </p> - Critique sortie Jazz / Musiques
Auréole, de Paul Taylor, par les élèves du CNSMDP. Photographie : Laurent Philippe

Publié le 10 mars 2007 - N° 146

Avec intuition et audace, la chanteuse Angélique Ionatos choisit, dans son
nouvel album, de chanter trois poètes différents, dans trois langues
différentes : Pablo Neruda en espagnol, Kostis Palamas en grec et, en épilogue,
Anna de Noailles en français. « Je savais que je prenais le risque que cela
paraisse hétéroclite », confie-t-elle. Mais l’impression pour l’auditeur est
toute autre.
Eros y Muerte frappe au contraire par l’évidence et la force
de son inspiration. De la première à la dernière note, l’album est traversé par
une lumière et une musicalité frémissantes qui lui procurent une délicieuse
fluidité. Il faut dire qu?Angélique Ionatos a repris, pour la circonstance, sa
plume de compositrice après plusieurs années de silence. Un nouveau projet dont
elle serait presque tentée de parler comme du dernier? Comme si elle sentait
qu?elle venait de livrer là l’essence même de son art, qu?elle venait de nous
dire ce qu?elle avait à dire, à ce stade de sa vie et de sa carrière. Comme si
elle ne pouvait jamais plus chanter mieux l’amour et la mort, enfin réconciliés
par la grâce des poètes, de sa musique et de sa voix. Sans rien effacer des
réussites antérieures,
Eros y Muerte, sur des arrangements idéaux
d’invention et de transparence de Michael Nick, livre le nouveau visage d’une
artiste comme libérée, fragilisée et grandie. Un spectacle naîtra de ce disque,
attendu du 24 au 28 septembre prochain aux Abbesses’

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