Leonora Miano signe le texte et la mise en scène de « Redemption song », ou l’histoire des relations toxiques entre la France et l’Afrique francophone à travers celle d’un couple.
Redemption song transforme les relations de [...]
Après Un Chapeau de paille d’Italie en 2023, Alain Françon retrouve Vincent Dedienne dans le rôle-titre d’un des grands classiques de notre répertoire. Sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin, Micha Lescot, Noémie Lvovsky, Éric Berger, Rodolphe Congé… prennent également part aux péripéties de la comédie sociale et politique écrite par Beaumarchais en 1778.
« Après Un Chapeau de Paix d’Italie, Vincent Dedienne m’a tout de suite dit qu’il souhaitait que l’on travaille de nouveau ensemble. Nous nous sommes alors mis à lire des pièces, chacun de son côté. Nous nous sommes notamment arrêtés sur Le Menteur de Corneille ou L’Homme des Bois de Tchekhov. Mais assez vite, l’évidence du Mariage de Figaro s’est imposée à nous. C’est une très grande pièce qui, comme l’explique Anne Ubersfeld dans son article Un balcon sur la terreur*, met en lumière les contradictions qui touchent la société dans laquelle vivent les personnages. Cette œuvre étonnante déploie une écriture en mouvement. Elle met au jour toutes sortes d’instabilités, notamment celle du moi de Figaro qui se demande, dans son grand monologue du cinquième acte, qui il est, de quel assemblage de choses il est constitué.
Un présent théâtral absolu
Dans Le Mariage de Figaro, Beaumarchais a pour souci de faire en sorte que le public trouve en permanence de l’intérêt dans ce qui se passe sur scène. Pour ce faire, il nourrit sa pièce d’un nombre incalculable de péripéties. À peine une chose est-elle arrivée, qu’elle se retourne et produit une autre situation. Je trouve cela très fort. Dans le travail que j’ai effectué avec les interprètes, j’ai essayé d’aller dans ce sens en privilégiant l’instant de chaque réplique. L’idée de personnage ne m’intéresse pas vraiment. Ce qui m’importe, c’est la matérialité, c’est le texte. La représentation à laquelle j’ai souhaité donner corps se compose d’une succession d’instants qui ont pour objectif de créer la matière d’un présent théâtral absolu. Cela, en veillant à échapper aux fausses continuités, aux histoires psychologiques qui traînent… »
Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat
* Revue Europe n° 528, avril 1973.
. Du mercredi au vendredi à 20h, le samedi à 16h et 20h30, le dimanche à 16h. Tél. : 01 42 08 00 32. www.portestmartin.com
Redemption song transforme les relations de [...]
Après L’Amante anglaise, Jacques Osinski [...]
Après La Brèche en 2019 et Qui a besoin du [...]