La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Danse - Critique

Sombrero

Sombrero - Critique sortie Danse
David Grimal joue un stradivarius de 1710.

Publié le 10 juin 2007

L’inspiration lumineuse de Decouflé, épaulée par la poésie de Claude Ponti, offre une vision enchanteresse des corps dans l’ombre d’eux-mêmes.

C’est en acceptant de faire disparaître leurs corps au profit de leurs ombres que les danseurs de la compagnie DCA ont réussi à capturer la magie d’un monde parallèle : celui de l’ombre. Un thème cher au chorégraphe, qui sait si bien jouer de la lumière comme d’un puissant révélateur de nos illusions. Ici, le spectacle s’ouvre sur la venue des danseurs accompagnés de leurs ombres en chair et en os. Avec le facétieux et nonchalant Christophe Salengro, les mots de Claude Ponti, qui tentent de matérialiser l’impossible, prennent une envolée presque absurde jouant sur les faux-semblants et les clairs-obscurs pour mieux nous perdre dans l’évidence d’une question : qui est mon ombre ?

Hombre, quel est ton nombre ?

Le sombre héros et son sombrero, de même que l’ambiance plage hawaïenne, sont des clins d’œil légers et rafraîchissant dans ce spectacle essentiellement basé sur l’impact visuel qu’une multitude de trucs, révélant l’ombre à la lumière, nous envoient. A ce rythme, jamais vous ne verrez la vôtre de la même façon à l’issue du spectacle. Plate, lumineuse, tridimensionnelle, incarnée, contrôlée, et joueuse, elle s’amuse, et nous avec, de ses visages et des figures libres qui font la richesse du spectacle. La danse n’a nul besoin d’une écriture fouillée ; les trois parties de Sombrero nous conduisent doucement, grâce à la lumière et à l’image vidéo, à une abstraction venant à point nommée clore de mystère ce joli travail.

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