Héla Fattoumi crée « Twama Paradise », un espace où le paradis est celui que l’on se crée, avec ses souvenirs choisis, ses connexions fantasmées, ses identités adoptées, ses affinités électives…
Les « Demoiselles de Tunis » ont trouvé leur [...]
« La beauté s’avère accessoire », nous dit Pol Pi, empruntant au compositeur Paul Hindemith une phrase qu’il met en dialogue avec l’histoire de la danse, sa propre histoire, et les régimes totalitaires d’hier… à aujourd’hui.
Ce solo est tout simplement une expérience bouleversante à vivre, en grande proximité avec Pol Pi, outillé de son violon alto et de la partition de la Sonate Op 25 de Paul Hindemith. Mais point de récital ici ; l’artiste, aussi bon musicien que danseur, aborde son propos dans un format proche de la conférence dansée (et jouée). Alternant les prises de parole, les danses et les morceaux musicaux, il fait résonner le travail de la chorégraphe allemande Dore Hoyer avec son compatriote compositeur, et donne une qualité poétique et politique phénoménale à Orgueil et Vanité, Peur, Désir, Haine, et Amour. Sur cette histoire, ces imaginaires et ces réalités se construit également un artiste venu du Brésil, pour qui l’oppression, la censure et le totalitarisme ne sont pas de vains mots. Devant la beauté de la danse et de la musique, et face à la simplicité de l’énonciation, le public s’en retrouve autant touché que glacé.
Nathalie Yokel
à 20h, dans le cadre du Festival d’Automne. Tél. : 01 53 45 17 17.
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