Beethoven par Insula Orchestra avec à la direction Laurence Equilbey et au piano David Fray
Laurence Equilbey ouvre la saison d'Insula [...]
Le collectif belge FC Bergman propose une interprétation scénique de Drumming de Steve Reich, « réponse abstraite à une musique abstraite » portée par les solistes de l’Ensemble Intercontemporain.
La musique de Steve Reich, en particulier celle des premières grandes œuvres jouant sur la répétition et le « déphasage » rythmique, a très tôt séduit les chorégraphes – tout particulièrement Anne Teresa de Keersmaeker avec Fase en 1982, mais d’autres ont suivi. L’imaginer comme un support de théâtre semble a priori plus hasardeux. Et pourtant il y a dans Drumming (1971), chef-d’œuvre abstrait, basé sur un motif rythmique unique, où les voix se mêlent par moments aux percussions mais sans jamais faire appel au texte, quelque chose qui se construit et se défait en permanence. Quelque chose de profondément vivant dans son obstination à échapper à la stricte répétition, à s’inventer un chemin écart après écart.
Ouvrir un espace de méditation
C’est ce qui a guidé les membres du collectif FC Bergman (Stef Aerts, Joé Agemans, Marie Vinck) pour construire leur interprétation de Drumming : « renoncer à l’illusion du contrôle absolu pour s’émanciper ; l’enjeu de Point Nemo, c’est d’ouvrir un espace de méditation, un espace de contemplation où, de manière très subtile, le spectateur dispose d’une certaine liberté dans sa quête de sens ». Cette liberté s’opère doublement : pour les musiciens qui jouent sans chef mais avec la nécessité d’une écoute mutuelle permanente et pour les spectateurs par l’effet hypnotique de l’écriture de Reich. L’ambition du FC Bergman est de proposer un espace visuel qui atteigne ce même degré de liberté dans l’exigence.
Jean-Guillaume Lebrun
Du 25 au 29 septembre à 20h, relâche le 27. Tél : 01 40 28 28 40.
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