L’École Kourtrajmé fait son festival à Paris au Théâtre de Belleville
Pendant un mois entier, l’École Kourtrajmé [...]
Miniconférence théâtralisée sur les assignations de genres, récits intimes, questionnements sociaux et politiques… Océan nous présente son spectacle hors des normes et des sentiers battus. Loin d’une tribune militante, L’Infiltré ne cherche pas à convaincre de quoi que ce soit, mais à mettre en évidence ce que nous avons toutes et tous en commun.
« Sept ans après mon dernier spectacle en solo (ndlr, Chatons violents), j’ai eu envie de revenir à la scène avec une création qui dépasse la simple notion de témoignage afin d’échapper à ce que l’on appelle le cis gaze (ndlr, regard porté par les personnes cisgenres sur les personnes transgenres), qui induit souvent l’attente d’un narratif normé et préconçu. Or, je suis tout à fait contre cette vision des choses. J’ai davantage envie de mettre en lumière ce que l’on a toutes et tous en commun, comment la construction binaire des catégories homme/femme nous impacte, nous réduit toutes et tous à des stéréotypes. J’ai déjà beaucoup raconté ma propre histoire par le passé. Aujourd’hui, être là comme un miroir pour éclairer notre construction et notre histoire communes me semble beaucoup plus intéressant.
Une remise en cause de l’ordre établi
La première partie de L’Infiltré ressemble à une conférence de vulgarisation scientifique sur l’asexuation, sur le dimorphisme sexuel… La suite du spectacle convoque des récits plus intimes qui ont pour objectif de revenir sur les assignations de genre, sur les hiérarchies sociales et raciales, mais également, par extension, sur l’histoire de la colonisation et les violences policières. L’Infiltré est une réflexion sur toutes les normes hégémoniques, sur la place que chacune et chacun peut se faire dans la société telle qu’elle est organisée aujourd’hui. Mon idée est vraiment que les spectatrices et spectateurs sortent du spectacle en ayant appris des choses qu’ils ne savaient pas en arrivant : y compris sur leur propre histoire, sur leur propre rapport à leur genre. »
Propos recueillis par Manuel Piolat Soleymat
Du lundi au vendredi à 19h30, le samedi à 16h30, relâche le dimanche.
Durée : 1h50.
Tél. : 01 83 75 55 70.
Théâtre national de Strasbourg, 1 avenue de la Marseillaise, 67 000 Strasbourg. Du 23 mars au 1er avril 2026 à 20h, relâche dimanche. Tel : 03 88 24 88 00. https://tns.fr/
Également les 9 et 10 avril à La Halle aux Grains à Blois, du 22 au 24 avril au Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon, du 27 au 30 avril au MixT à Nantes, du 5 au 7 mai au Théâtre Liberté à Toulon.
Pendant un mois entier, l’École Kourtrajmé [...]