Elya Birman et Clémentine Niewdanski livrent une adaptation poignante des « Travailleurs de la mer » de Victor Hugo
Elya Birman et Clémentine Niewdanski adaptent [...]
L’Italienne Emma Dante fait son entrée à la Comédie-Française avec Les Femmes savantes. Elle met en scène la contamination du présent par le monde de Molière.
Habituée des scènes européennes, en particulier françaises où elle est très régulièrement invitée depuis une vingtaine d’années, la metteuse en scène de théâtre et d’opéra Emma Dante déploie un univers grotesque, excessif, largement nourri de traditions, de fables de la région de Palerme dont elle est originaire. Sa distance avec la Comédie-Française, qui l’invite pour la première fois à créer avec la Troupe – au Théâtre du Rond-Point et non pas entre ses murs du fait de travaux sur son site historique –, est donc considérable. En Molière toutefois, elle trouve un humour où elle a pied, où elle se reconnaît. Dans Les Femmes savantes qu’elle met en scène, dit-elle, « tous les personnages sont comiques. Le rire est un élément essentiel dans cette famille ». Dans cette maisonnée déchirée en deux parties du fait de conceptions opposées sur la vie domestique et l’émancipation par la culture, Emma Dante peut ainsi construire un monde qui n’est pas le sien, mais qui s’en approche.
Un virus nommé Molière
Pour Emma Dante, qui ne monte d’habitude jamais de texte théâtral, mais bâtit à partir de sources multiples des contes souvent cruels où le corps occupe la première place, Les Femmes savantes est une expérience. Elle s’y livre en faisant partir les comédiens du présent pour les faire aller vers le passé, vers la langue de Molière. Dans son spectacle, les acteurs et actrices sont en effet peu à peu aspirés par le monde et les vers de Molière. Le passé gagne à mesure que la maisonnée se fait lieu d’un véritable combat, entre les tenants des traditions familiales du côté du père de famille Chrysale (Laurent Stocker), de son frère Ariste ( Éric Génovèse) et ceux du rejet des modèles et de la défense de la culture, dirigés par la mère Philaminte (Elsa Lepoivre). Invité par celle-ci, admiré aussi par sa fille Armande (Jennifer Decker), le bel esprit Trissotin (Stéphane Varupenne) est au cœur du dialogue entre les époques qui se noue dans cette pièce où le grotesque n’épargne personne.
Anaïs Heluin
du mercredi au samedi à 20h30, dimanche à 15h (le 15 janvier à 19h30). Tel : 01 44 95 98 00. https://www.theatredurondpoint.fr
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