Olivier Debelhoir parie sur « La vie de sa mère » que tout est vrai
Chose rare : Olivier Debelhoir investit [...]
Avec TempoS, le metteur en scène, clown, musicien et directeur de La Cascade – Pôle National Cirque Auvergne-Rhône-Alpes Alain Reynaud poursuit sa collaboration de longue date avec la Philharmonie du Luxembourg. Pour faire pulser la rencontre entre cirque et musique.
Quelle place a pour vous votre collaboration avec la Philharmonie du Luxembourg, qui remonte à pas moins de douze ans ?
Alain Reynaud : J’ai toujours mêlé musique et cirque dans mes créations, aussi quand la Philharmonie du Luxembourg, grand temple de la musique, m’a pour la première fois proposé de créer entre ses murs et avec ses musiciens, j’en ai été profondément ravi. Je le suis toujours autant, car il s’agit pour moi d’un endroit passionnant où explorer la rencontre entre deux langages qui me sont chers.
Vous retrouvez le violoncelliste Fabrice Bihan ainsi que la clarinettiste Louise Marcillat avec qui vous avez travaillé à plusieurs reprises. Quelle est cette fois votre piste de recherche ?
A.R. : Rassembler deux grands musiciens et deux acrobates – en l’occurrence l’acrobate voltigeuse, danseuse et chanteuse Analía Vincent et le porteur et jongleur Xavier Mermod, tous deux membres du jeune collectif TBTF, associé à La Cascade – peut faire naître de nombreuses formes et histoires possibles. J’aime permettre ce type de rencontre et me mettre au service de ses surprises, de ses inattendus. Il faut pour cela laisser de la place aux interprètes, à leurs personnalités et leurs envies.
Vous êtes vous-même clown. Avez-vous cherché à faire de ce langage un terrain commun entre les quatre artistes que vous mettez en scène ?
A.R. : Je n’ai pas voulu imposer ce langage, mais je ne peux écrire un spectacle sans chercher une forme de décalage, de drôlerie. Cette dimension vient toutefois avant tout du croisement de quatre artistes aux biotopes très différents. La principale base commune aux interprètes sera leur espace de jeu conçu par le scénographe et créateur lumière Paul Alphonse : une piste tournante de six mètres de diamètre.
Musiciens et circassiens cohabiteront ainsi sur un espace très restreint. Quel en est l’intérêt pour vous ?
A.R. : J’aime les contraintes, car un problème nécessite une solution à laquelle on n’aurait pas forcément pensé naturellement. Avec TempoS, je souhaite montrer l’extraordinaire qui se loge dans l’ordinaire. Cela avec la joie que j’ai pour habitude de chercher dans chacune de mes créations, d’autant plus ici peut-être que la période est sombre.
Propos recueillis par Anaïs Heluin
Les 29 et 30 octobre 2026 et du 26 février au 1er mars 2027.
Tel : +352 26 32 26 32.
Puis du 1er au 4 décembre à Château Rouge à Annemasse (74), le 13 décembre au Théâtre de Privas (07), du 15 au 19 décembre à La Cascade à Bourg-Saint-Andéol (07), du 18 au 20 mars à l’Opéra d’Avignon (84), les 9 et 10 avril au Cirque-Théâtre d’Elbeuf (76)…
Chose rare : Olivier Debelhoir investit [...]