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Pour un dispositif complet, de la recherche à la diffusion

Pour un dispositif complet, de la recherche à la diffusion - Critique sortie Danse
Crédit photo : Stéphane Rambaud Légende : Dominique Hervieu, à la tête de la Maison de la Danse depuis 2011.

Entretien / Dominique Hervieu

Un Atelier réhabilité pour la Maison de la Danse

Publié le 28 février 2017

La Maison de la Danse de Lyon concrétise ses projets d’expansion. Sa directrice, Dominique Hervieu, revient sur le développement du nouvel Atelier de la danse, dont les travaux doivent débuter en 2018.

Comment a évolué le projet d’une Maison de la Danse « troisième génération » ?

Dominique Hervieu : Après une première génération au Théâtre de la Croix-Rousse, la deuxième dans notre théâtre actuel du 8e arrondissement de Lyon, l’idée retenue était de construire un grand théâtre dédié à la danse dans le nouveau quartier Confluence. Il devait comporter une salle de 1800 places. Or cela coûtait très cher, plus de 100 millions d’euros, et c’était au moment de la crise financière. Le maire de Lyon a cherché d’autres possibilités : je lui ai dit que l’essentiel, c’était un lieu de création et de recherche. A la Maison actuelle, il n’y a qu’un studio, qui sert à la diffusion et à l’éducation artistique.

Quel lieu allez-vous finalement investir ?

D. H. : Le maire a proposé une solution magnifique : réhabiliter le musée Guimet. C’est un très beau lieu, qui n’était plus du tout utilisé. On peut y installer une scène aussi grande que celle de la Maison actuelle, un gradin rétractable de 500 places, et deux salles de création, pour une enveloppe d’environ 20 millions d’euros. La scène sera équipée de façon extrêmement moderne. On a appelé ce lieu l’Atelier de la danse, et il ouvrira pour la Biennale 2020.

Le projet répond-il à une évolution des besoins en matière de soutien à la création ?

D. H. : Oui. Il faut que les artistes aient de longs temps de résidence, et ces temps de recherche et d’exploration sont de moins en moins possibles, pour des raisons financières. L’efficacité nécessaire devient un problème pour la création : on loue des studios où il faut aller très vite. Je propose aujourd’hui le plateau de la Maison autant que possible, mais on fait plus de 200 levers de rideau par an. Les possibilités de résidence sont extrêmement réduites.

« L’efficacité nécessaire devient un problème pour la création : on loue des studios où il faut aller très vite. »

L’Atelier aura-t-il également un impact sur la diffusion ?

D. H. : Ce sera beaucoup plus fluide. On aura un dispositif extrêmement complet, avec des jauges différentes et tout le processus de la recherche à la diffusion. La Maison de la Danse a par ailleurs été choisie en 2016 pour être un Pôle européen de production, ce qui donne plus de moyens pour coproduire. Je vais tenter de rendre le plus visible possible l’axe des jeunes artistes européens. On m’a également proposé d’être la directrice artistique de la Triennale de Yokohama en 2018, avec à la clé un pôle créé entre Lyon et le Japon.

 

Propos recueillis par Laura Cappelle

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