La Terrasse

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Bien-être des artistes et du public

Bien-être des artistes et du public - Critique sortie

Publié le 2 octobre 2009

« Les festivals donnent du travail aux ensembles musicaux spécialisés qui durant l’année scolaire ont moins la possibilité de se produire. »

Quelle est la « marque de fabrique » de votre Festival ?
Hugo Reyne : C’est d’abord un lieu, La Chabotterie, entre le château et la ferme, donc à la fois impressionnant et convivial, d’où découle un véritable bien-être des artistes et du public. L’équipe sait accueillir chaleureusement et efficacement les interprètes. Des rencontres ont lieu entre les artistes et le public avant chaque concert, que nous appelons « confidences baroques » et dont je suis l’animateur ; des repas sont pris en commun sous chapiteau, des verres de l’amitié… Et les musiques sont diversifiées, de la Renaissance jusqu’au début du Romantisme, le « grand baroque » si l’on veut.
 
Quels sont vos projets pour la prochaine édition ?
H.R. : Un parallèle entre les anciens et les modernes, au niveau des instruments et de l’interprétation de ce répertoire. Mais je ne sais pas encore si j’y arriverai… Un exemple de ce que j’ai prévu : la venue du claveciniste Gustav Leonhardt (le 23 juillet 2010) avec la projection préalable du film de Jean-Marie Straub, La Petite chronique d’Anna-Magdalena Bach.
 
Quel rôle jouent selon vous les festivals dans la vie musicale française ?
H.R. : Ils proposent, aux vacanciers notamment, un plaisir certain en profitant enfin du temps libre pour se cultiver. Ils donnent également du travail aux ensembles musicaux spécialisés qui durant l’année scolaire ont moins la possibilité de se produire. Enfin, ils laissent une plus grande liberté aux artistes en créant une immense diversité de lieux.
 
Comment voyez-vous l’évolution des festivals de musique dans les prochaines années ?
H.R. : Certains festivals se créent, d’autres disparaissent. Chaque festival évolue en fonction de son directeur artistique, de ses moyens. Nous avons la chance, à la Chabotterie, que le festival soit autofinancé par le Conseil Général de la Vendée, depuis 13 ans. Il faut aussi et surtout qu’un festival reste à dimension humaine. Le contact entre l’équipe organisatrice, les artistes et le public est à mon avis le maître-mot.
 
Propos recueillis par A. Pecqueur

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