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Génération Spedidam / Ludovic Beier : l’accordéon de toutes les façons

Génération Spedidam / Ludovic Beier : l’accordéon de toutes les façons - Critique sortie Jazz / Musiques
© David Laloue

Publié le 22 novembre 2016 - N° 249

Révélé au public du jazz par sa collaboration avec le guitariste manouche Angelo Debarre, Ludovic Beier ouvre largement l’horizon de son instrument.

Qui Melody Gardot aime-t-elle inviter, lorsqu’elle est de passage à Paris, à venir partager pour quelques morceaux la scène avec elle ? Ludovic Beier. Surprenant que ce « Frenchie » ait charmé la diva américaine du jazz ? Pas tant que ça, surtout qu’elle n’est pas la seule. L’accordéoniste joue régulièrement aux Etats-Unis depuis près d’une décennie. En 2006, pour l’une de ses premières apparitions là-bas, il a même foulé la scène du prestigieux Carnegie Hall. C’était pour saluer la carrière du grand harmoniciste Toots Thielemans. Herbie Hancock et Eliane Elias étaient également de la partie ! Son dernier album, il devait le faire avec George Duke, dont il était un fan de longue date, mais la disparition prématurée du maitre des claviers a empêché le disque de se faire. C’est Robben Ford, du groupe Yellowjackets, ancien guitariste de Miles Davis, qui a finalement participé à son « Black Friday ». Pas mal non plus !

« Tout à inventer »

Autant dire que l’accordéoniste n’a pas d’œillères et qu’il est loin de cantonner son instrument à un seul registre. Il s’est fait connaître dans le jazz grâce à son association avec le guitariste Angelo Debarre, avec qui il a enregistré cinq albums, dont un accueillait le chanteur Sanseverino. Désormais, il se partage entre deux groupes : son Acoustic Trio qui, dans un son fidèle au swing manouche, s’ouvre à un répertoire original mêlé de reprises pop ; et un quartet, avec Stéphane Huchard à la batterie, qui revendique un son plus électrique. Il prépare aussi un hommage à Toots Thielemans, associant quartet de jazz et quatuor à cordes avec le pianiste Kenny Werner, histoire de saluer un homme qui était à ses yeux un modèle d’ouverture. De l’accordéon, il aime dire que c’est un instrument sur lequel « on a tout à inventer ». Assurément, Ludovic Beier fait partie de ceux qui relèvent le défi avec talent !

Vincent Bessières

A propos de l'événement



Prochains concerts : Ludovic Beier Trio avec Pierre Blanchard le 31 décembre au Choiseul, à Tours ; en solo le 13 janvier à La Bourboule.


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