« Mandaki (Mamylo Dy Fygo) », solo venu du Brésil signé par Larie Taveira,
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Avant d’entamer un nouveau cycle, Mellina Boubetra associe dans une même soirée son ultra-primée et première pièce Intro et son duo NYST. Elles seront jouées au festival Arts et Humanités pour la dernière fois.
« Intro est la première pièce que j’ai créée, en 2019. Je dansais depuis mes 11 ans avec Mohamed El Hajoui à la MJC de Colombes, nous faisions des shows hip-hop. Cela m’a permis de travailler un type de présence sur scène, une frontalité avec une énergie intense. Mais j’avais aussi envie d’autres états, de plus de dialogue avec le public : « si je suis regardée je vous vois aussi, vous êtes actifs dans votre perception et nous faisons le spectacle ensemble ». Intro est une pièce très écrite. J’ai choisi chaque mouvement avec une intention particulière. Cela m’a permis de comprendre à quel point je suis intéressée par l’écriture du geste. Lorsque j’ai arrêté mes études de biologie médicale pour me consacrer à la danse, j’ai rencontré plein de filles en faisant des clips, des auditions, des battles ; des personnes qui m’ont vraiment touchée dans leur envie d’habiter leur corps à leur manière. J’ai créé cette pièce avec trois d’entre elles en prenant soin de respecter leurs personnalités.
Voir et écouter la danse
NYST est une commande faite en 2022 par le Festival d’Avignon et la SACD dans le cadre de Vive le Sujet ! Je suis un peu obsédée par les sous-titres et le fait que le corps parle plus rapidement que les mots. J’ai abordé cette question dès Intro, mais là je voulais du texte au plateau. En regardant un film sur Arte j’ai été interpellée par la voix très monotone de l’audiodescriptice qui parlait d’émotions imperceptibles à l’image. Ce décalage m’a plu et c’est ainsi que j’ai rencontré Julie Compans, audiodescriptrice pour la danse. Dès que j’ai entendu sa voix douce, claire, je me suis dit que le contraste avec mon langage chorégraphique très physique serait porteur. Nous avons entamé un travail de composition et créé une trame à partir de laquelle nous improvisons à chaque représentation. Ce travail de description à des personnes voyantes par le biais du regard de Julie permet d’ouvrir de nouveaux espaces, de tourner les yeux vers ce qu’on ne regarderait pas sans elle. »
Propos recueillis par Delphine Baffour
à 20h30.
Tél. : 01 34 20 14 14
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