« L’Abolition des privilèges » de Hugues Duchêne avec le formidable Maxime Pambet
Seul sur scène, Maxime Pambet nous fait [...]
Focus -343-Festival d’Anjou : quand le succès fait un pied de nez à l’adversité
À la tête du Festival d’Anjou depuis sept ans, Jean Robert-Charrier a profondément transformé la ligne artistique de cet évènement fondé en 1950. Devenu un moment de brassage des esthétiques, à la frontière du théâtre public et du théâtre privé, le rendez-vous angevin annonce une nouvelle édition éclectique et ambitieuse.
« Comme chacun le sait, et contrairement à ce que laissent espérer les responsables politiques, une subvention perdue ne revient jamais. Comme l’année dernière, c’est donc avec le soutien quasiment exclusif du département de Maine-et-Loire et de financeurs privés que nous avons construit le budget de cette nouvelle édition du Festival d’Anjou. En 2025, nous avons réussi le tour de force d’atteindre un taux de remplissage proche de 100 %, ce qui nous a permis d’être bénéficiaire et d’envisager, cette année, le retour du Concours des compagnies. Nous en sommes plus qu’heureux. Mais le succès exceptionnel que nous avons rencontré l’année dernière n’efface pas le cœur du problème : sans une politique culturelle ambitieuse des pouvoirs publics — en ce qui nous concerne la Région des Pays de la Loire et la Ville d’Angers — notre festival est en danger. Car je souhaite continuer à prendre le risque de l’exigence, c’est-à-dire amener nos publics à découvrir des artistes et des formes dont ils ne sont souvent pas familiers, des artistes et des formes vers lesquels ils ne se dirigeraient peut-être pas spontanément s’ils n’avaient pas, année après année, instauré une relation de confiance avec notre programmation.
Vincent Dedienne, Jean-Pierre Bodin, Michel Fau…
Bien sûr, nous continuons également à leur proposer de grands spectacles populaires. Cette année, ils pourront notamment applaudir Pierre Arditi et Nicolas Briançon dans Je me souviendrai… de presque tout, Guillaume de Tonquédec dans Mon jour de chance, Alex Lutz dans Sexe, Grog et Rocking Chair… Je suis aussi très fier de leur proposer deux spectacles avec Vincent Dedienne : le premier d’après le Journal de Jean-Luc Lagarce (ndlr, Il ne m’est jamais rien arrivé) ; le second à partir de chansons parfois drôles, parfois mélancoliques d’Alex Beaupain, Jeanne Cherhal, Vincent Delerm, Juliette… (ndlr, Un lendemain soir de gala). Et puis, après des propositions plus intimistes comme Le Banquet de la Sainte-Cécile de Jean-Pierre Bodin ou Au Bon Pasteur, Peines Mineures (2) mis en scène par Marcial Di Fonzo Bo, nous clôturerons le festival avec le nouveau récital travesti de Michel Fau, un spectacle musical drôle et extravagant intitulé Concert très chic. »
Manuel Piolat Soleymat
Tél. : 02 41 88 14 14.
Seul sur scène, Maxime Pambet nous fait [...]
Créé en 2005, sous la direction de Nicolas [...]
Après Léviathan, Un sacre et La Vie [...]