Propos recueillis Heddy Maalem
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Focus -207-Biennale de danse du Val~de~Marne
Karine Ponties ouvre le flambant neuf studio-scène de la Briqueterie avec un quatuor qui invite l’étrangeté du corps à se frotter à ses propres chimères.
Cette création s’inscrit pleinement dans une des thématiques de la Biennale cette année, « Bestiaires et fantasmagories »…
Karine Ponties : J’avais déjà ce projet en tête quand Daniel Favier m’a contactée. Luciola ouvre une porte à une mise en cause du réel. J’ai exploré l’animalité, la chimère, le monstre, sachant que l’idée de métamorphose se retrouve souvent dans mon travail.
Elle s’ancre d’ailleurs dans un travail précédent qui était votre solo Brutalis. Comment ces deux pièces entrent-elles en résonnance ?
K. P. : C’était le point de départ mais je m’en suis beaucoup éloignée. Brutalis était un solo fait avec un dessinateur de bande dessinée. C’était un spectacle très lent sur le regard, sur le corps qui avait des états très différents. Cette idée m’intéresse toujours, car se faire monstrueux, c’est se faire autre, mais le choix des interprètes, qui sont de vraies personnalités, m’a guidée vers une gestuelle sincère, avec des apparitions de chimères, dans un travail très physique.
Est-ce un dialogue entre l’humain et l’animal ?
K. P. : On a perdu nos griffes, nos becs, mais on est encore plus monstrueux qu’avant. L’homme ultra-civilisé cache une part de monstre fréquentable. Il s’agit de faire ressortir des réservoirs inconscients chargés d’images. Retrouver cette sincérité, c’est peut-être la seule façon d’échapper à la sauvagerie. Ce qui apparaîtra sera une bonne décharge d’énergie.
Propos recueillis pas Nathalie Yokel
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