Martin Crimp, auteur, un prestigieux compagnon de route
Into the Little Hill en 2006, Le reste vous [...]
La chef Lucie Leguay dirige le diptyque associant l’Histoire du soldat et Into the Little Hill dans un dispositif qui rompt avec certains traditions de l’opéra.
Comment abordez-vous l’association entre l’Histoire du soldat et Into the Little Hill ?
Lucie Leguay : C’est un enjeu particulier car ce sont deux œuvres écrites pour des ensembles de solistes. La pièce de Stravinski, pour sept musiciens, est d’ailleurs rarement dirigée. Celle de George Benjamin fait appel à quinze pupitres, mais traités également comme des solistes, avec un effectif original incluant cymbalum, mandoline, flûte basse et cor de basset. Il y a un travail très subtil des couleurs instrumentales en fonction des caractères des personnages et des situations du récit, une fusion expressive qui rappelle un peu Le Château de Barbe-Bleue de Bartók. C’est une alchimie chambriste qui fait chatoyer les timbres de l’orchestre, avec un traitement très vocal des bois et plus percussif des cordes. Les deux partitions sont par ailleurs d’une très grande précision quant aux tempi et aux intonations.
Comment le dispositif scénique du diptyque influe-t-il sur votre travail de direction musicale ?
L.L. : Il n ‘y a pas de fosse au T2G, et je serai assise au premier rang parmi le public. Nous avons eu une réflexion avec Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma pour trouver une solution efficace, tout en préservant la discrétion de ma présence dans la salle. L’autre enjeu est la répartition des musiciens sur le plateau, dans des configurations inhabituelles à l’opéra. Dans L’Histoire du soldat, il faudra veiller à l’équilibre entre les sept solistes répartis en deux groupes. Pour Into the Little Hill, les musiciens sont placés sous le cube en suspension dans lequel sont installées les deux chanteuses, avec les pupitres de cordes en ligne. Cela va impliquer un travail particulier sur la balance acoustique. Il y a un vrai défi avec cette disposition scénique, qui a l’avantage de mettre l’orchestre au cœur de la dramaturgie. Dans le Stravinski, le violon devra jouer par cœur car il est aussi partie prenante de l’action.
Propos recueillis par Gilles Charlassier
Les 8 et 15 novembre à 16h, les 10, 12, 13 et 16 novembre à 20h. Durée : 2h.
Tél. : 01 41 32 26 26.
Into the Little Hill en 2006, Le reste vous [...]
Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma [...]
Co-programmatrice des week-ends de [...]