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"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Focus -293-l’Orchestre National d’Île~de~France

Case Scaglione, amoureux de Paris et aussi… de son orchestre !

Case Scaglione, amoureux de Paris et aussi… de son orchestre ! - Critique sortie
© Sonja Werner

ENTRETIEN

Publié le 21 octobre 2021 - N° 293

Case Scaglione, directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France depuis septembre 2019, dirigera trois programmes au premier trimestre 2022, illustrant l’amplitude de son répertoire et de son appétit musical.

Depuis votre arrivée à la tête de l’ONDIF, êtes-vous toujours aussi amoureux de Paris ?

Case Scaglione :  J’adore Paris ! Et je peux même affirmer que je suis chaque jour un peu plus amoureux de cette ville. Mais aussi de mon orchestre ! Malgré la pandémie, j’ai l’impression que nous avons grandi et évolué ensemble. Grâce à notre compréhension mutuelle, nous commençons toujours ensemble à un niveau plus élevé que la fois précédente. C’est une situation de rêve pour un directeur musical d’avoir un orchestre aussi brillant, ouvert et dévoué.

« L’ONDIF est un orchestre qui peut changer d’identité en un clin d’œil. »

L’un de vos programmes les plus étonnants de la saison sera votre concert entièrement consacré à Bartok. Pour quelle raison ?

Case Scaglione : La musique de Bartok offre un mélange unique de musiques folkloriques d’Europe centrale combinées à une asymétrie de rythmes extrêmement séduisante. Sa musique mérite vraiment que l’on s’y arrête pour lui consacrer un programme entier à partager avec nos publics.

Musique française, chefs-d’œuvre du romantisme, musique américaine, Bartok, Mozart, etc. Vous abordez des répertoires très différents. Aimez-vous l’idée de tout diriger ?

Case Scaglione : Il y a très peu de choses que je n’aime pas diriger et il n’est pas rare que je m’aventure dans un nouveau domaine de répertoire pour m’y immerger. Je reste constamment conscient de l’étendue du répertoire, et donc aussi de l’étendue de nos méconnaissances. J’aime nager dans ces océans. Heureusement, l’ONDIF est un orchestre qui peut changer d’identité en un clin d’œil. Je suis convaincu que ce serait une erreur de ne pas le souligner le plus souvent possible dans nos choix de programmation. Dans les saisons à venir, nous aurons encore davantage ces impressions de kaléidoscopes de sons.

La crise sanitaire a-t-elle changé votre vision du métier de chef d’orchestre ?

Case Scaglione : La seule chose que je peux dire, c’est que je mesure plus fortement qu’auparavant ce que peut avoir de précieux chacun des instants que nous partageons pour jouer ensemble. J’espère garder ce sentiment en moi pendant de longues années.

 

Propos recueillis par Jean Lukas

A propos de l'événement

Le Monde Bartok / La Nuit américaine / La Vie céleste

Le Monde Bartok : Danses populaires roumaines, Troisième Concerto pour piano Concerto pour orchestre.


Le 23 janvier à 16h à l’Opéra de Massy, le 29 à 20h30 à l’Onde de Vélizy et le 30 à 16h30 à la Philharmonie de Paris.


 


La Nuit américaine :


Concerto en fa pour piano de Gershwin, A Different Drummer de Steven Mackey et La Mer de Debussy.


Le 15 mars à 20h30 à la Philharmonie de Paris. Et en tournée en IDF du 11 au 19 mars.


 


La Vie céleste :  Concerto pour violon n°5 de Mozart et Symphonie n°4 de Mahler.


Philharmonie de Paris. Le 29 mars à 20h30.


 


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