Rentrée de l’Orchestre national de France avec le chef Cristian Măcelaru
Cristian Măcelaru, pour sa dernière année en [...]
Les quatre concerts de la rentrée de l’Orchestre de chambre de Paris sont placés sous le signe des contrastes du classicisme viennois. Karel Deseure dirige Haydn et Mozart, Thomas Hengelbrock associe Haydn et Beethoven, et Tabita Berglund réunit les trois dernières symphonies de Mozart.
Le Concerto pour violon n°5 de Mozart doit sa célébrité aux rythmes hongrois de son Rondeau. Vingt ans plus tard, Haydn compose pour Londres son dernier cycle de symphonies. Surnommée « L’Horloge » pour l’imitation du balancier dans son Andante, la n°101 illustre l’inspiration facétieuse du compositeur autrichien et son sens des contrastes que l’on retrouve dans la n°102, et que Beethoven va accentuer dans sa Deuxième Symphonie, où le menuet est remplacé par un scherzo. Dans sa Septième, le maître allemand atteint le sommet de son art, avec un Allegretto aux allures de marche funèbre, dont Wagner disait qu’elle incarnait « l’apothéose de la danse ». L’ombre immense de Beethoven a plané sur tout le XIXème siècle et s’entend dans la Symphonie n°2 de Gounod, l’un des seuls essais dans le genre de l’auteur de Faust. Entre les humeurs versatiles de la n°39, la tragique n°40 en sol mineur, et la n°41, culminant dans un irradiant finale contrapuntique, les dernières symphonies de Mozart sont trois chefs-d’œuvre du classicisme viennois, époque de codification du quatuor à cordes.
Gilles Charlassier
à 16h.
Cité de la musique, Salle des concerts, 221 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
Le 12 septembre à 20h et le 13 septembre à 16h. La Seine Musicale, Auditorium, Île Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt.
Le 19 septembre à 20h30. Salle Cortot, 78 rue Cardinet, 75017 Paris.
Le 3 octobre à 15h. Tél. 09 70 80 80 70.
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