La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

Danse - Gros Plan

15e Biennale de Danse de Lyon

15e Biennale de Danse de Lyon - Critique sortie Danse
Dada Masilo dynamite Le Lac des Cygnes par sa lecture iconoclatse.

Publié le 10 juin 2012 - N° 199

Haut lieu de la création chorégraphique internationale, la Biennale est aussi l’occasion de vivre au rythme de la danse et d’approfondir la relation à l’art.

Le plus important festival de danse de l’hexagone transforme Lyon en capitale mondiale de la danse, dépassant largement le champ de la programmation pour créer une relation vivante, réflexive et festive entre les œuvres et le public. En témoigne le fameux défilé de multiples groupes chorégraphiés, comptant environ 4500 amateurs de la région lyonnaise, codirigé cette année par Dominique Hervieu et Mourad Merzouki autour du thème “Entre Ciel et Terre“. Dominique Hervieu succède à Guy Darmet à la tête de la Biennale et de la Maison de la Danse, partageant avec lui l’amour de la danse et la volonté de la faire connaître au plus grand nombre. Elle a construit la Biennale 2012  autour de deux lignes de force : le soutien à la création et l’élargissement de la participation du public. Si le budget global est demeuré identique, le budget de production a été cette année augmenté de 37%. Des œuvres de très grands auteurs, de « maîtres », ainsi que celles d’artistes émergents sont à découvrir.

Transdisciplinarité stimulante

19 créations dont 15 premières mondiales aux esthétiques très contrastées sont à l’affiche. Un accent particulier est mis sur l’Asie. Le programme de danse balinaise proposé par les danseurs et musiciens de Sebatu évoque celui présenté à l’exposition coloniale de 1931 à Paris, qui avait subjugué Antonin Artaud. A voir le rituel exceptionnel d’Ushio Amagatsu, ainsi que Kaori Ito dans des solos, Hiroaki Umeda, et du hip hop japonais. La danse s’empare aussi du récit, et génère une transdisciplinarité stimulante. Romeo et Juliette de David Bobee mêle tous les arts. Angelin Preljocaj part d’un texte de Laurent Mauvignier,  Ce que j’appelle oubli, exposant le périple tragique d’un marginal. Rachid Ouramdane questionne la réalité de l’exil. De nombreux temps d’échange sont mis en place afin d’approfondir la relation à l’art. Un volet réflexif et critique, nourri de rencontres avec des artistes, des philosophes, des universitaires, se combine à un volet participatif et festif, riche de moments ludiques, avec les bals, les défilés, et un Battle hip hop des enfants très attendu !

Agnès Santi


Du 13 au 30 septembre 2012. Région lyonnaise. Tél : 04 27 46 65 65.

A propos de l'événement

Festival / région lyonnaise


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