La Terrasse

"La culture est une résistance à la distraction" Pasolini

La saison classique en France

A la croisée des jeux

A la croisée des jeux - Critique sortie
(c) Guy Vivien

Publié le 2 octobre 2009

Nicolas Stavy est décidément imprévisible. Après avoir enregistré des œuvres d’une compositrice tombée dans l’oubli, Hélène de Montgeroult, il s’attaque à Brahms. En parallèle, il mène un travail liant théâtre et musique avec le comédien Robin Renucci autour des Promesses de l’aube de Romain Gary. Un musicien complet.

Avez-vous un répertoire de prédilection ?

Nicolas Stavy : J’essaie d’éviter toute spécialisation. Après avoir gagné le Prix Spécial au Concours Chopin, j’ai enregistré un disque Chopin et on me demandait tout le temps de jouer sa musique. Mais j’ai préféré rebondir sur une autre époque ! J’aime alterner les répertoires connus et les œuvres rares. Il y a bien sûr des musiques qui me sont évidentes, comme celle de Brahms en ce moment, et d’autres moins, notamment celle de Mozart. Enfin, j’aime aussi faire de la musique de chambre, particulièrement avec le Quintette à vents de Paris et le clarinettiste Patrick Messina.

Parlez-nous de votre expérience avec le milieu théâtral…

N.S. : Mikhaïl Rudy m’a proposé, lors de la création du Pianiste, de partager les dates des représentations, ce qui m’a permis de rencontrer le comédien Robin Renucci. Depuis, nous avons mené plusieurs projets ensemble, notamment Les Sept dernières paroles du Christ de Haydn avec le texte de Jean-Pierre Nortel. A présent, nous travaillons sur un spectacle autour de La Promesse de l’aube de Romain Gary. Nous essayons de trouver une forme de réponse entre musique et texte sans tomber dans l’illustration.

Propos recueillis par Antoine Pecqueur

Pourquoi enregistrer Brahms sur un piano Steingraeber ?

« C’est un piano moderne inspiré de la facture des instruments du milieu du XIXème siècle. Il possède une vraie densité sonore, alors qu’aujourd’hui la plupart des instruments tendent vers davantage de brillance et de projection. Le timbre du Steingraeber correspond à mon sens très bien aux premières œuvres de Brahms qui figurent sur ce CD et notamment aux Quatre ballades. »

Nicolas Stavy vu par le comédien Robin Renucci
« Nicolas Stavy est une personne d’une grande sensibilité, d’une grande écoute. J’ai eu la chance de travailler en duo avec lui. Nous avons donné ensemble Le Pianiste de Wladyslaw Szpilman. Il incarne, en plus de son talent de musicien, toute une dimension spectaculaire d’intensité physique et de jeu. Il apporte à la musique tout un imaginaire face au regard du spectateur. Il est, pour moi, l’un des grands interprètes de sa génération. »

Concert
Lundi 15 mars à 20h au Théâtre de l’Athénée. Œuvres de Brahms, Schumann et Liszt.

Disque
Johannes Brahms. Une jeunesse intrépide. Editions Hortus

www.nicolasstavy.com

A propos de l'événement


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